La popularité du pouvoir exécutif
Régulièrement, il est demandé aux Français de juger leur Président et son gouvernement. Les sondages réalisés permettent par la suite de suivre l'évolution de la popularité des acteurs principaux du pouvoir exécutif, ainsi que de comprendre les envies et les inquiétudes de la population quant aux différentes réformes mises en place par le gouvernement.
Quelles sont les réactions des Français ? Comment sont jugées les différentes réformes ?
3 Français sur 5 mécontents : la popularité de Nicolas Sarkozy continue de chuter
Exit l'allure tape-à-l'oeil et les accessoires pompiers, Nicolas Sarkozy s'est représidentialisé. Pourtant, en dépit de ses efforts pour adopter une posture plus sobre et plus présidentielle, le chef de l'Etat ne parvient pas à convaincre et continue de dégringoler dans les sondages. Même constat concernant François Fillon, dont la (courte) idylle avec les Français semble s'être terminée. Le couple exécutif patauge.
Score le plus faible
Selon une enquête Ifop pour le JDD publiée le 19 avril, la cote de popularité du président fléchit encore d'un point en un mois et atteint 36%, soit son score le plus faible depuis l'élection présidentielle de mai 2007 ou le « résultat le plus mauvais connu par un président au bout d'un an de mandat de la Vè République », analysent les auteurs.
Particulièrement peu populaire chez les sympathisants de gauche, dont 91% se disent mécontents de sa politique, même les partisans UMP ne soutiennent plus massivement ce chef de l'Etat qui agace, inquiète et déçoit: 23% d'entres eux ont une opinion défavorable de l'action de Nicolas Sarkozy, soit 5 points de plus qu'en mars dernier.
« Au coeur du jugement collectif, la déception », selon l'Ifop, qui souligne encore que 21% des personnes interrogées pensent que l'action de l'exécutif a permis d'améliorer la situation de la France et des Français. Promesses de campagnes non respectées et non tenues, Nicolas Sarkozy n'incarne plus l'espoir de changement, bien au contraire. Entre les ratés de la carte SNCF, la cacophonie de la loi anti-OGM, les plans de réforme des allocations familiales ou des indemnités chômages, « l'action du gouvernement semble brouillon, emmêlée, perd les gens » et déplaît, expliquait le rédacteur en chef de Libération, Laurent Joffrin sur France Info.
Fin de l'effet 'contrepoids'
Des cafouillages qui ont des retombés sur le Premier ministre également. Alors qu'il bénéficiait jusque là d'une « popularité contraste », selon l'Ifop, face à un « Sarkozy si antipathique que ça rend Fillon sympa », l'effet 'contrepoids' prend fin. Avec 52% de satisfaits, il perd 6 points de popularité et fait donc 47% de mécontents (soit 7 points de plus que le mois dernier). A son tour, le Premier ministre fait les frais du mécontentement de l'opinion. Entre le pouvoir d'achat qui augmente, les difficultés économiques qui perdurent, et les politiques publiques qui sont mal acceptées, on ne voit pas vraiment ce qui pourrait venir interrompre la dynamique.
Echantillon de 1867 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Etude réalisée entre les 10 et 18 avril 2008.
Source :
14 opinions-
Astérix, 23 avril 2008 à 15:00
Hum!
Un électeur de Sarkozy -
reveur, 22 avril 2008 à 18:34
le nain de jardin sera desavoue,et il le faut,comme artisan il est tres mauvais,il est arrive dans l'arene tel un torino,il a épatè tous comme la nouvelle lessive qui rend les couleurs,mais voila apres avoir berne tous le monde se prend une gifle monumentale.meme les conseilles ne servent a rien il a trace sa route qui est celle de la defaite,le pire c'est qu'il le sait,mais a ce niveau c'est suicidaire.
Soit il se suicide et n'en parlons plus,avec funerailles nationnales et il fini en beaute,ou bien,laisser cette responsabilité a quelq'un de capable. -
yvonnemballa@hotmail.fr, 22 avril 2008 à 17:33
nous devons savoir que faire de la politique c'est signer un contract avec le diable, qui manipule tout, c'est ainsi que les responsables se retrouvent déprimés, gagner par leur propre mensonge -
Christian, 21 avril 2008 à 19:15
Les pseudo réformes ont fait long feu. Le gouvernement ne prépare pas l'avenir en réduisant tous azimuths. Il ne finira pas son mandat, la majorité va imploser.




























