En attendant le 1er tour ... les Français et les municipales
Les 9 et 16 mars, les Français élisent leurs maires. Ville par ville, découvrez les intentions de votes, l'évolution des forces en présence et les enjeux d'un rendez-vous électoral serré et tendu. A droite comme à gauche, on politise le débat et transforme progressivement ce scrutin local en vote national. Si le PS entend reprendre plusieurs villes perdues en 2001, l'UMP espère entre autres récupérer Paris et Lyon. Avec vous, MonSondage suit, retrace et analyse l'évolution des tendances et des perceptions avant le dénouement final.
51% des voix pour le candidat PS à Périgueux: Xavier Darcos battu
La série noire continue pour la majorité dans une course aux municipales en passe de devenir un vote pour ou contre le chef de l'Etat et son gouvernement. A moins de trois semaines du scrutin, Xavier Darcos, maire sortant de Périgueux semble faire lui aussi les frais de cette nationalisation des enjeux municipaux. Alors qu'il arrive en tête du premier tour avec 48% des voix, devançant Michel Moyrand, son adversaire socialiste d'une courte tête, il serait battu au second tour par le candidat PS avec 49% des intentions de vote contre 51%, indique un sondage BVA.
Xavier Darcos fait les frais de la mauvaise image
de Nicolas Sarkozy
Un score serré et
d'autant plus symbolique qu'il ferait basculer Périgueux à
gauche pour la première fois depuis 1971, Michel Moyrand en
tête, alors même que celui-ci avait été
battu en 2001 par Xavier Darcos, élu avec 59% des voix.
Pourtant, analyse Jérôme de Sainte-Marie de l'institut
BVA, ça n'est pas "l'image personnelle de Xavier
Darcos qui est en cause". Le maire sortant, qui brigue ici
un second mandat auprès des 30 000 habitants de cette ville de
Dordogne, jouit au contraire d'une bonne réputation: 58% des
personnes interrogées disent avoir une opinion favorable de lui.
Le ministre de l'Education nationale serait plutôt victime de
la conjonction de divers éléments.
D'abord, Périgueux est entourée d'institutions toutes à gauche, de la communauté des communes à la Région Aquitaine en passant par le Conseil général, sans oublier les trois députés socialistes sur les quatre du département. Le contexte y est donc plus favorable à la liste de Michel Moyrand, soutenue par le PCF, le PRG et les Verts. La gauche est en effet arrivée en tête à Périgueux lors des six derniers scrutins, des régionales en 2004 jusqu'aux législatives en 2007 sans oublier les deux tours de la présidentielle où Ségolène Royal a obtenu 54,6% des suffrages.
Et puis surtout, M.
Darcos semble également faire les frais de la conjoncture
politique. "Sa fonction actuelle de Ministre de l'Education
nationale, dans un contexte national ou 58% des Français
jugent négativement le chef de l'Etat, produit néanmoins
une polarisation partisane à son sujet," souligne M
Sainte-Marie. "Ainsi, 87% des sympathisants de droite ont une
bonne opinion de lui, ce qui n'est le cas que de 36% des
sympathisants socialistes", ajoute-t-il encore.
Pour l'heure rien n'est encore joué, "la menace qui pèse sur le maire sortant peut-être nuancée" poursuit BVA. L'écart qui sépare qui sépare les deux listes au second est très limité, l'équilibre des forces peut changer à tout moment. Et pour preuve, il y a quelques jours seulement, un précédent sondage Ifop donnait Xavier Darcos en tête au second tour avec 53% des voix contre 47% à son adversaire socialiste. Les semaines qui séparent du grand jour restent donc décisives.
Sondage réalisé par l’Institut BVA par téléphone le 20 février 2008 auprès d’un échantillon de 603 personnes inscrites sur les listes électorales, représentatif de la population de Périgueux âgée de 18 ans et plus selon la méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de famille). Les intentions de vote ont été établies en tenant compte de l'intention d'aller voter, de la certitude du choix et du vote antérieur.
Source :
BVA: Situation politique à Périgueux
1 opinion-
krytos, 03 mars 2008 à 19:33
Sans doute un des plus compétent au gouvernement et ils ne sont pas nombreux dans ce cas ! seulement voilà : ministre de Sarko c'est pas kdo et le cumul, les francais n'en veulent pas
























