En attendant le 1er tour ... les Français et les municipales
Les 9 et 16 mars, les Français élisent leurs maires. Ville par ville, découvrez les intentions de votes, l'évolution des forces en présence et les enjeux d'un rendez-vous électoral serré et tendu. A droite comme à gauche, on politise le débat et transforme progressivement ce scrutin local en vote national. Si le PS entend reprendre plusieurs villes perdues en 2001, l'UMP espère entre autres récupérer Paris et Lyon. Avec vous, MonSondage suit, retrace et analyse l'évolution des tendances et des perceptions avant le dénouement final.
26% des électeurs sanctionneront le gouvernement aux municipales
L'opposition commence à se frotter les mains. Le mécontentement qui gronde à l'égard du gouvernement pourrait bien se concrétiser dans les urnes à l'occasion du premier grand test électoral depuis l'élection présidentielle de mai 2007.
Selon une étude Opinion Way pour Le Bleu Politique, lors des prochaines élections municipales des 9 et 16 mars prochains, ce seront désormais pas moins de 26% des électeurs qui voudront, par leur vote "exprimer leur désaccord avec la politique du gouvernement". Plus que le chiffre lui même, c'est l'augmentation de ce pourcentage de plus de 9 points, par rapport à novembre 2007, qui semble montrer que l'opposition est en train de gagner son pari, en transformant le scrutin local en enjeu de politique nationale. Au grand dam des barons locaux de la majorité, qui tentent de déconnecter les deux enjeux.
Le gouvernement semble aussi lâché par ceux qui le soutenaient jusque là : seuls 15% des électeurs voudront exprimer par leur vote leur "soutien à la politique du gouvernement", un pourcentage en baisse de 5 points par rapport au chiffre de novembre 2007.
La majorité des électeurs (58%) se focalisera pourtant sur des points jugés plus essentiels que leurs opinions sur la politique du gouvernement, un chiffre relativement stable (- 2 points). Cette attitude est d'ailleurs largement dominante chez les électeurs qui avaient déjà voté pour Nicolas Sarkozy (60%), Jean-Marie Le Pen (61%) ou François Bayrou (70%).
Le cumul de mandats en perte de vitesse
Cette défiance envers le gouvernement semble également se prolonger à titre individuel pour ceux des ministres qui se présentent face aux électeurs. Mais cette fois sur la question du cumul des mandats. Interrogés sur l'opportunité de cumuler un maroquin ministériel avec une fonction d'édile, les électeurs sont assez unanimes (67 %) pour considérer que c'est une mauvaise chose, puisqu'il y aurait assez à faire avec un ministère. L'enracinement local des ministres qui sert depuis longtemps d'alibi aux cumulards fait donc l'objet de rejet assez important, puisque seuls 32% des électeurs considèrent que c'est une bonne chose.
La règle tacite instaurée par la gauche lors du gouvernement Jospin (1997-2002) - qui voulait que la fonction de Ministre soit incompatible avec un poste exécutif (maire, président de conseil régional ou général) dans une collectivité territoriale- semble donc avoir encore la faveur des Français. Le gouvernement actuel a choisi la voie inverse : lors de la formation de son équipe en mai 2007, François Fillon affirmait que la légitimité de ses ministres passerait par les urnes. Alain Juppé, perdant aux legislatives en juin 2007, avait du quitter son poste. Xavier Darcos, à Périgueux, fera-t-il les frais d'une possible défaite ?
Étude réalisée auprès d’un échantillon représentatif de 1072 habitants de villes de plus de 10 000 habitants, constitué selon la méthode des quotas, au regard des critères de sexe, d’âge, de catégorie socioprofessionnelle, interrogés en ligne sur système Cawi (Computer Assisted Web Interview) du 19 au 21 février 2008.
Source :
Baromètre Municipales 2008 - Suivi des attitudes des électeurs - Vague 2 – Février 2008 – Opinion Way / Le Bleu de Profession Politique
3 opinions-
jodel21550, 08 mars 2008 à 16:41
Voilà une preuve que de nombreux mandats sont cumulés...un effet boomerang va se produire. Le député maire et ministre de droite ne fait qu'un copier coller de sa politique dans sa ville. De cette façon il verrouille et croit détenir le pouvoir absolu. -
jane, 27 février 2008 à 13:39
Vive le Parti Socialiste car il fait beaucoup de belles choses tandis que la droite enlève tout -
tarzan, 27 février 2008 à 00:12
bonjour je suis pour les elections mais pas quand il y a du laissez alles dans des comunes surtout envers les ouvriers et les contrats qui sont souvent pris pour des moin que rien envers les titulair couvert part le maire qui ne fond rien et que c'est les contrats qui prenent pour eux et qu'on embauche ceus qui ne foute rien dans leur journees et c'est t'eux qu'on embauche que d'un contrat qui sera mis dehors et aura fait tout pour etre embauche et aura bien fait le travail demande et saura tres mal vu par les titulair mairie de rinxent
Vie Quotidienne > pouvoir d'achat
des Français brident leurs achats pour faire face à la hausse des prix























