Municipales 2008 : Le deuxième tour
Au lendemain du premier tour de l'élection municipale le 9 mars, une nouvelle répartition des forces en présence commence à se dessiner. Rien de définitif, mais la gauche semble bien partie pour laver l'affront subit avec la 'vague bleue' de 2001.
Conformément aux pronostics annoncés par les sondages, l'UMP est à la peine dans cet entre-deux-tours. Bien qu'ayant réussi à se maintenir dans la plupart de ses fiefs, la droite a déjà perdu huit villes de plus de 30 000 habitants au premier tour, et redoute d'en perdre trente-quatre autres, dont Strasbourg, Toulouse et Marseille. Dans un contexte national défavorable à la majorité, la gauche parviendra-t-elle à remporter ces élections, en reprenant 30 des 40 villes de plus de 20 000 habitants perdues en 2001?
34,5% d'abstention au 2ème tour des municipales
Selon une estimation Ispos-Dell à 20h, le dimanche 16 mars, la participation au niveau national au deuxième tour des élections municipales était de 65,5 %. Le taux d'abstention s'éleverait donc à 34,5%. Ce qui constitue un niveau historique pour de telles élections sous la Vème République. Le précédent "record" d'abstention à un deuxième tour d'élections municipales date de 2001, avec 34 % d'abstention. L'abstention la plus faible (20,3%) avait été constatée aux deuixème tour des municipales de 1983.
A noter, le fort progrès de l'abstention par rapport au deuxième tour de l'élection présidentielle, qui avait vu la victoire de Nicolas Sarkozy contre Ségolène Royal, avec un taux de participation de 83,97% (16,03 % d'abstention).
Selon toute évidence, la droite n'a donc pas réussi son pari de l'entre-deux tours, qui consistait à mobiliser les électeurs de son camp, pour éviter une déroute. Les déçus du Sarkozysme ne semblent donc pas avoir pris le chemin des urnes ce dimanche, et un certain nombre de villes pourraient donc basculer à gauche, victimes du désamour des Français pour Nicolas Sarkozy.
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