Municipales 2008 : Le deuxième tour
Au lendemain du premier tour de l'élection municipale le 9 mars, une nouvelle répartition des forces en présence commence à se dessiner. Rien de définitif, mais la gauche semble bien partie pour laver l'affront subit avec la 'vague bleue' de 2001.
Conformément aux pronostics annoncés par les sondages, l'UMP est à la peine dans cet entre-deux-tours. Bien qu'ayant réussi à se maintenir dans la plupart de ses fiefs, la droite a déjà perdu huit villes de plus de 30 000 habitants au premier tour, et redoute d'en perdre trente-quatre autres, dont Strasbourg, Toulouse et Marseille. Dans un contexte national défavorable à la majorité, la gauche parviendra-t-elle à remporter ces élections, en reprenant 30 des 40 villes de plus de 20 000 habitants perdues en 2001?
74% des Français optimistes : l'amour plus fort que le pouvoir d'achat
Moral, niveau de vie, vacances, consommation... tous plombés par le pouvoir d'achat, nous dit-on. Mais -question subsidaire- quid des relations amoureuses? Quel impact sur la vie sentimentale des Français?
Et bien à première vue, aucune justement. Une étude OpinionWay pour Match.com et Métro nous rassure et explique ainsi que pour les trois quarts des Français (74%), les battements d'aile du pouvoir d'achat n'auraient pas eu de répercussion sur leur vie amoureuse. "Les interviewés ne mettent pas en balance les biens infinis de l'amour et les avantages matériels minuscules comme le chauffage, le prix du baril de pétrole, l"inflation...", commente ainsi Ronan Chatelier, sociologue. Soulagement.
Coeur de babibel
On est rassuré, c'est sur. Ceci étant, chez ceux qui se serrent la ceinture malgré tout, qu'est ce qui a changé? Premier à trinquer : le budget vacances et sorties (46% des couples et surtout, 67% des célibataires). "Les célibataires ont une approche productiviste. Ils préfèrent sortir plus pour moins cher et compenser en se rendant sur des sites de rencontre. Pour qu’ils dépensent beaucoup, il faut que leur cible en vaille la peine !", explique encore Ronan Chatelier, sociologue pour l’Observatoire de la vie amoureuse, cité par Metro. Viennent ensuite la bourse beauté-apparence, sur laquelle rognent ces dames et les célibataires (21%), et ce qui est d'ordinaire réservé aux petites attentions, cadeaux et week end en amoureux, supprimé par les couples (31%).
Alors, la solution? Pour 64% de ceux que leur pouvoir d'achat contraint de changer les modes de fonctionnement, on recherche les "bons plans" pour sortir ou partir moins cher. D'ailleurs, près d'un célibataire homme sur trois dit rechercher une moitié moins "matérialiste". D'où une certaine recrudescence de cadeaux-poèmes et autres présents faits maison. Parce que finalement, les cœurs en peau de babibel, c'est pas mal non plus...
crédit photo : Diluvi (Flickr)
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