Pékin 2008 : Jeux Olympiques sous tension
Alors que la répression sanglante se poursuit au Tibet, que le Dalaï-Lama et dans son sillon, la communauté internationale, dénoncent un 'génocide culturel', le monde du sport et des intellectuels s’interrogent sur l’opportunité d’un boycott des prochains JO, accueillis par Pékin à l'été 2008. Entre durcissement de ton, pressions internationales, violentes critiques le gouvernement chinois est sous les feux, la crise diplomatique guette.
69% des Français ne croient pas à la résolution du conflit israélo-arabe
Alors qu’on célèbre le 60ème anniversaire de l’Etat d’Israël, près de 7 Français sur 10 sont très pessimistes quant la possibilité d’une paix durable entre Israël et la Palestine au cours des dix prochaines années, selon un sondage Ifop pour le Nouvel Observateur publié le 9 mai.
Pessisme
Ainsi, plus de 6 décennies après le début des hostilités, la résolution du « plus ancien conflit international depuis la fin de la seconde guerre mondiale », selon les termes de Frédéric Dabi de l’Ifop, reste difficile à envisager pour la majeure partie de l’opinion, même si de manière plus ou moins prononcée en fonction des âges.
Trois jeunes âgés de moins de 35 ans sur quatre, soit une génération qui n’a jamais connu autre chose que ce conflit, jugent la paix impossible entre Israël et les Palestiniens contre 55% des personnes âgées de plus de 65 ans, « (à savoir une génération qui d’une part a vécu les guerres israélo-arabes et qui tend peut-être à relativiser les affrontements actuels, et chez qui d’autre part le pronostic se confond sans doute avec le souhait d’une paix durable) ».
Ni pro-Israël, ni pro-Palestine
Pourtant, même si les relations franco-Israéliennes sont jugées bonnes par 72% des personnes interrogées -une phase d’apaisement après le tumulte et les tensions des années 1990 et 2000-, on est loin de « la période qui prévalait jusqu’à la guerre des 6 jours » où l’opinion se positionnait largement en faveur d’Israël.
La grande majorité des personnes interrogées (85%) considère donc aujourd’hui que l’intérêt de la France réside dans ses liens avec tous les protagonistes de la région : les pays arabes comme avec Israël. Seuls 12% appellent de leurs vœux une stratégie uniquement tournée vers les pays arabes. Une proportion encore plus marginale (2%), qui plus est en net recul par rapport à une enquête Ifop réalisée en 1968 (-12 points), souhaite le maintien d’un lien étroit avec Israël.
Ce qui explique probablement pourquoi près de deux tiers des personnes interrogées déclarent ne donner leur soutien ni aux uns ni aux autres. On constate d’ailleurs que là ou Israël bénéficiait jusque dans les années soixante–dix d’un plus fort capital de sympathie par rapport aux pays arabes, Israël recueille un score de sympathie de 14%, légèrement inférieur à celui accordé à la Palestine (19%). Palestine, souligne encore Frédéric Dabi, qui devance encore plus nettement Israël en termes de sympathie chez les jeunes, dans les catégories moyennes et supérieures et parmi les sympathisants de gauche. C’est à l’inverse chez les 65 ans et plus et parmi les sympathisants UMP que la sympathie à l’égard de l’Etat Juif est la plus forte
Crédit photo: hoyasmeg (Flickr)
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