Pékin 2008 : Jeux Olympiques sous tension
Alors que la répression sanglante se poursuit au Tibet, que le Dalaï-Lama et dans son sillon, la communauté internationale, dénoncent un 'génocide culturel', le monde du sport et des intellectuels s’interrogent sur l’opportunité d’un boycott des prochains JO, accueillis par Pékin à l'été 2008. Entre durcissement de ton, pressions internationales et violentes critiques, le gouvernement chinois est pris sous les feux. La crise diplomatique guette.
67% des Français défendent le nucléaire pour assurer l'indépendance énergétique du pays
Série noire pour les centrales nucléaires : deux fuites d'uranium sur deux sites de la compagnie Areva à 10 jours d'intervalle, de quoi faire du tort au secteur... et pourtant, en l'état, l'opinion continue d'encourager le nucléaire. Pour preuve : pas de chasse au sorcière, les Français estiment même qu'en matière d'écologie - en dépit des 74 kilos d'uranium déversés après la première fuite-, le nucléaire (27%) est nettement moins risqué que le réchauffement climatique (57%) voire la pollution des eaux (36%), selon un sondage Ifop publié dans le Monde le 20 juillet.
Risque écologique
Bien sûr, l'incident survenu sur le site du Tricastin a alerté, voire inquiété puisque 81% des Français jugent les conséquences de cette fuite ‘graves’, dont 37% ‘très graves’ (alors que ce n’était qu’un dysfonctionnement bénin (1 sur une échelle de 6 niveaux de gravité)). Mais si l’émotion a été forte, les Français n'en ont pas fait leur bête noire. Pour l'heure, la crainte liée au réchauffement climatique prend pas sur le reste et a même triplé depuis 2002 (20% alors), sous le coup de la médiatisation et de la sensibilisation des esprits. L’amiante semble moins inquiéter qu’il y a cinq ans (4% contre 9%) comme la pollution atmosphérique en ville (24% contre 36%) et surtout, le nucléaire (33% en 2002), qui suscite bien moins de réticences.
Indépendance énergétique
Car pour les Français, le nucléaire occupe une place importante en terme de production énergétique : pour 67% d'entres eux, "’il faut maintenir la part du nucléaire car c’est elle qui assure l’indépendance énergétique de la France" contre 33% seulement qui jugent "qu’il faut réduire la part du nucléaire car c’est dangereux".
Par contre en cas d’incident nucléaire, le gouvernement (30%) et Areva (32%) ne semblent pas être des interlocuteurs de confiance, à la différence de l’Autorité de sûreté nucléaire (62%), plus indépendante. Ce sont les associations de protection de l’environnement, telle la Criirad (Commission de Recherche et d'Information Indépendantes sur la Radioactivité) qui inspirent le plus confiance aux Français (79%).
Précisons encore qu'une partie des personnes interrogées n'avait pas encore pris connaissance de la deuxième fuite d'uranium survenue dans une filiale d'Areva’ (à Romans-sur-Isère) lors de l’enquête.
Crédit photo: thelastminute (Flickr)
Echantillon de 1009 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas. Enquête menée la 18 juillet 2008
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