Santé : ces maladies qui font peur
Cancer, sida, Alzheimer ... la médecine moderne a fait des progrès considérables mais reste souvent impuissante face à ces maladies tant redoutées et encore si mal connues. Enquêtes, études et analyse se multiplient, monsondage recense les plus représentatives.
-24% en 25 ans: Le risque de mortalité par cancer diminue
Alors que le nombre de cancers augmente considérablement au cours des dernières décennies, le risque de mortalité diminue: en 25 ans, 24% de moins. Si l'essor démographique et le vieillissement de la population expliquent la recrudescence de maladies, les campagnes de prévention et de dépistage sont largement à l'origine de l'inflexion du taux de mortalité, constate l' Institut de veille sanitaire dans une étude publiée le 21 février.
Démographie
En 2005, on estime à 320.000 le nombre de nouveaux cas de
cancer (180.000 chez les hommes et 140.000 chez les femmes). En 25
ans (1980-2005), le nombre d'homme atteints du cancer a quasiment
doublé (+93%) et fortement augmenté chez
la femme (+84%).
Concernant la mortalité, on estime à 146.000 le nombre de personnes décédées d’un cancer en 2005 soit une augmentation de 13% depuis 1980. Pourtant, cette hausse est très inférieure à celle prévue par l’accroissement et le vieillissement de la population (37%). On observe ainsi que le risque de mortalité a sensiblement diminué au cours de ces 25 dernières années (-24% globalement; -29% chez l’homme et -22% chez la femme).
Dépistage et prévention
Pour expliquer cette divergence entre mortalité et
incidence, l'InVS cite l’évolution croisée des
cancers: les tumeurs les plus agressives (œsophage, estomac, voies
aérodigestives supérieures) ont chuté ces
dernières années chez l’homme en lien avec la
diminution de la consommation d'alcool et de tabac tandis que les
cancers de pronostic plus favorable -sein et prostate-, pouvant être diagnostiqués
très précocement, ont augmenté.
Chez l’homme, les trois cancers les plus fréquents sont ceux du poumon, du colon-rectum et de la prostate bien sur, à l'origine de 70% des cas
supplémentaires. Chez la femme en revanche, on parle avant tout de de cancers du sein, du colon-rectum et du poumon.
Diminution du nombre de cancers du sein
Pour rappel, le cancer du sein représente chez la femme la moitié des cas supplémentaires depuis 1980, et demeure le plus fréquent (49.814 nouveaux cas et 11.201 décès estimés pour 2005). C'est aussi le cancer le plus mortel. Selon une étude de l’assurance-maladie, publiée dans le «Bulletin du cancer», le nombre de nouveaux cas de cancer du sein aurait toutefois diminué entre 2004 et 2006 en France, et ce particulièrement chez les femmes de 50 ans et plus. Une baisse qui pourrait s’expliquer par la diminution importante (– 62 %) du nombre de traitements hormonaux de la ménopause prescrits en France au cours de ces années là.
Enfin, en tête de ce macabre palmarès, le cancer du poumon qui reste de loin le plus meurtrier (26.624 décès en 2005) et touche majoritairement les hommes (78% des 31.000 cas en 2005), même si les femmes, plus grosses fumeuses, seront progressivement amenées à constituer le gros du peloton dans les années à venir.
Crédit photo: THINKSTOCK LLC / Jupiterimages
http://www.invs.sante.fr/presse/2008/communiques/cancer_evolution/DPCancer21FEV08bd.pdf
Source :
InVS :Les évolutions de l’incidence et de la mortalité par cancer ces 25 dernières années en France sont divergentes
Assurance maladie:Etude de l’assurance-maladie sur le cancer du sein
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