Lutte au sommet pour le contrôle du PS
La course à la direction du PS est lancée. A quelques mois du congrès du Parti socialiste, prévu mi-novembre à Reims, les préparatifs sont engagés, et les tenants au titre, sur la ligne de départ.
Effets d'annonce, attaques et contre-attaques, les candidatures à la succession de François Hollande, l'actuel Premier secrétaire s'accélèrent. Au risque de provoquer un affrontement sans précédent entre les deux favoris des sondages et potentiels présidentiables, Ségolène Royal et Bertrand Delanoë.
Dans le même temps, Dominique Strauss-Kahn, pourtant fort occupé à tenir la barre du FMI, tente un retour sur la scène politique hexagonale et se déclare "déterminé pour 2012", Martine Aubry, un instant courtisée par les strauss-kahniens annonce sa propre contribution, et Pierre Moscovici, également candidat, continue de faire cavalier seul.
Bilan: dans cette cacophonie où direction du PS et présidentielle 2012 se mêlent sans trop de distinctions, certains redoutent à l'instar de Claude Bartelone un "combat de catch politique" et une polarisation des débats "délétère pour le parti" , comme le souligne Pierre Moscovici. Avec vous, MonSondage retrace les temps forts de cette bataille pour le leadership du Parti socialiste.
47% des Français ne veulent aucun des 'chefs' à la tête du PS
Alors que la bataille pour la direction du PS s'emballe depuis quinze jours avec le duel Ségolène Royal-Bertrand Delanoë, maintenant perturbé par l'arrivée de Martine Aubry, les Français prennent leurs distances et s 'éloignent de ce combat des chefs. Aujourd'hui, ils refusent à 47% de choisir entre ces trois personnalités pour remplacer François Hollande, l'actuel Premier secrétaire du parti, selon un sondage Ifop pour le JDD publié le 4 juin.
Rivalités féminines
Probablement lassés et certainement peu convaincus par les aspirations libérales de Bertrand Delanoë, les appels pour un repositionnement au centre de l'ancienne ministre de l'Emploi et les déclarations à tout-va de Ségolène Royal, ils ne sont que 26% à plébisciter le maire de Paris, (33% pour les sympathisants socialistes), 14% à se prononcent en faveur de Martine Aubry, (22% chez les sympathisants du PS), et 13% pour Ségolène Royal. Ce chiffre est porté à 25% chez les sympathisants socialistes en faveur de l'ancienne candidate à la présidentielle.
Trop de présidentiables
Signe que l'émergence d'une troisième « présidentiable » et ce alors même que le maire de Lille avait critiqué la personnalisation des débats a bel et bien troublé le duel Royal-Delanoë, tout en achevant de déboussoler davantage un électorat déjà perturbé.
Crédit photo: Manuel MC / asopuma / Guillaume Paumier (Flickr)
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11 opinions-
Claude, 05 juin 2008 à 19:23
Ce qui est lamentable dans ces luttes internes c'est qu'ils veulent nous faire croire qu'ils n'ont aucune ambition personnelle mais qu'ils agissent tous pour .... la FRANCE !!!!!


























