Lutte au sommet pour le contrôle du PS
La course à la direction du PS est lancée. A quelques mois du congrès du Parti socialiste, prévu mi-novembre à Reims, les préparatifs sont engagés, et les tenants au titre, sur la ligne de départ.
Effets d'annonce, attaques et contre-attaques, les candidatures à la succession de François Hollande, l'actuel Premier secrétaire s'accélèrent. Au risque de provoquer un affrontement sans précédent entre les deux favoris des sondages et potentiels présidentiables, Ségolène Royal et Bertrand Delanoë.
Dans le même temps, Dominique Strauss-Kahn, pourtant fort occupé à tenir la barre du FMI, tente un retour sur la scène politique hexagonale et se déclare "déterminé pour 2012", Martine Aubry, un instant courtisée par les strauss-kahniens annonce sa propre contribution, et Pierre Moscovici, également candidat, continue de faire cavalier seul.
Bilan: dans cette cacophonie où direction du PS et présidentielle 2012 se mêlent sans trop de distinctions, certains redoutent à l'instar de Claude Bartelone un "combat de catch politique" et une polarisation des débats "délétère pour le parti" , comme le souligne Pierre Moscovici. Avec vous, MonSondage retrace les temps forts de cette bataille pour le leadership du Parti socialiste.
-6 points au compteur : les cadres dépriment
L'ambiance n'est pas à
la fête chez les cadres. La rentrée s'annonce difficile.
Déjà pas très optimistes avant les vacances, les
managers semblent avoir le moral dans les chaussettes, indique une
étude Viavoice publiée le 29 août.
Sinistrose aïgue
Entre la "publication des chiffres de croissance négative pour le deuxième trimestre 2008 (-0,3 %)" et le détricotage des 35 heures, qui touche les cadres de très près, les incertitudes de la vie économique font plonger leur moral à -30, soit un 6 points de moins qu'avant l’été. Un "record historique" depuis janvier 2004, estime François Miquet-Marty, directeur de Viavoice, le niveau le plus bas (-28) ayant été enregistré en mai 2005 après la victoire du "non" au référendum sur la Constitution européenne et en novembre 2005, au moment de la vague d'émeutes dans les banlieues.
Derrière cette déprime, des facteur conjoncturels d'abord. En effet, entre emploi et niveau de vie, la spirale dans laquelle le pays est engagée alerte les managers. Aujourd'hui, seuls 12% des cadres pensent que "dans les mois qui viennent, le nombre de chômeurs en France" va "diminuer", soit une baisse de 17 points par rapport à la précédente vague. De même, on constate une inquiétude croissante concernant le niveau de vie : si 7% des cadres estiment que celui-ci va s’améliorer, (-4 points), 67% sont convaincus du contraire, soit 4 points de plus qu'en mai 2008. Un "pessimisme conforté par les insatisfactions persistantes en matière de pouvoir d’achat, et par l’augmentation des prix à la consommation, constatés pour juillet 2008 par l’Insee (+ 3,6% en variation annuelle)", selon François Miquet-Marty.
L'avenir est dans l'Europe ?
Quant aux anticipations concernant les mois à venir, elles évoluent peu par rapport au dernier baromètre et restent donc assez pessimistes : 16% des cadres estiment que leur "situation financière" va "s’améliorer", (+1 point par rapport à l'été) et 26% des cadres pensent disposer d’opportunités "importantes" pour "faire progresser" leur "carrière dans les mois qui viennent" (+1 point).
Alors si les cadres ont une vision écornée de leur environnement proche, le projet européen en revanche trouve leurs faveurs. Plus de 7 sur 10 encouragent donc la "politique sociale et fiscale européenne", qui pourrait permettre d’harmoniser les politiques économiques quand 70% se disent en faveur de la jeune Union Pour la Méditerranée et ses perspectives de développement économique.
"Concrètement, l’européisme traditionnel des cadres se double, aujourd’hui, d’un espoir économique à l’heure où les difficultés conjoncturelles touchent l’Europe tout entière," conclu enfin M. Miquet-Marty.
L'enquête Viavoice pour France Inter, HEC, Le Figaro Réussir et l'Express Réussir a été réalisée entre le 19 et le 22 août en face à face auprès d'un échantillon de 401 personnes représentatif de la population des cadres résidant en France métropolitaine.
Source :
http://www.institut-viavoice.com/docs/Le_barometre_des_cadres_01092008.pdf|Viavoice : Dépression du moral des cadres : un record historique]
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