Lutte au sommet pour le contrôle du PS
La course à la direction du PS est lancée. A quelques mois du congrès du Parti socialiste, prévu mi-novembre à Reims, les préparatifs sont engagés, et les tenants au titre, sur la ligne de départ.
Effets d'annonce, attaques et contre-attaques, les candidatures à la succession de François Hollande, l'actuel Premier secrétaire s'accélèrent. Au risque de provoquer un affrontement sans précédent entre les deux favoris des sondages et potentiels présidentiables, Ségolène Royal et Bertrand Delanoë.
Dans le même temps, Dominique Strauss-Kahn, pourtant fort occupé à tenir la barre du FMI, tente un retour sur la scène politique hexagonale et se déclare "déterminé pour 2012", Martine Aubry, un instant courtisée par les strauss-kahniens annonce sa propre contribution, et Pierre Moscovici, également candidat, continue de faire cavalier seul.
Bilan: dans cette cacophonie où direction du PS et présidentielle 2012 se mêlent sans trop de distinctions, certains redoutent à l'instar de Claude Bartelone un "combat de catch politique" et une polarisation des débats "délétère pour le parti" , comme le souligne Pierre Moscovici. Avec vous, MonSondage retrace les temps forts de cette bataille pour le leadership du Parti socialiste.
50% des Français et plus ont toujours une mauvaise opinion du président : pas d'embellie pour Sarkozy
On n'y croyait plus et pourtant, depuis la fin août, la cote de
popularité de Nicolas Sarkozy semble repartir légèrement à la hausse. En effet, si
l'Ifop crédite le chef de l'Etat de 40% d'opinions positives
(+2), contre 59% de négatives, l'Ipsos indique une cote de popularité à 44% (+5 points, contre 52% d'opinions
défavorables). ViaVoice évalue pour sa part la confiance faite au chef de
l'Etat à 43% ( +5 points, contre 54% d'opinions négatives) quand TNS Sofres relève 34% d'opinions
favorables (+1 point, 62% d'opinions négatives). Quant au CSA,
il crédite Nicolas Sarkozy de 41% de bonnes opinion (+1point, contre 55%).
Après des mois de chute ininterrompue, la dynamique est suffisamment remarquable pour qu'on s'y arrête. Alors si pour certains, ces chiffres sont signe d'une véritable "embellie", voire le réamorçage d'une tendance positive qui placerait Nicolas Sarkozy "sur la bonne pente", d'autres comme Vincent Tiberj, chargé de recherche au Centre de recherches politiques de Sciences Po (CEVIPOF), voient les choses d'un autre œil.
Depuis une petite dizaine de jours, Nicolas Sarkozy remonte légèrement dans les enquêtes d'opinion. Selon vous, peut-on parler d'embellie? Assiste-t-on à un inversement de tendance?
Tout d'abord, on ne peut parler de tendance que s'il y a répétition. Or, ce n'est pas le cas ici car ces enquêtes sont encore trop peu nombreuses et trop resserrées dans le temps. Par ailleurs, difficile de parler d'embellie quand les progressions exprimées par ces études sont aussi infimes. Dans ce cas précis, on pourrait plutôt parler de marge d'erreur... Alors si remontée il y a, elle reste donc trop minime et marginale pour changer une situation qui piétine.
Qu'entendez-vous par là?
En terme de confiance et de popularité, Nicolas Sarkozy reste bas, très bas pour un président. Tout instituts confondus, entre 50% et 60% des Français ont toujours une mauvaise opinion de lui. En fait, c'est même assez inquiétant qu 'au sortir d'une bonne séquence comme celle de l'été, marquée par une série d'évènements qui auraient pu jouer en sa faveur (la libération d'Ingrid Bétancourt, son action lors de la crise géorgienne, l'organisation en juillet du sommet de l'Union pour la Méditerranée, et l'Afghanistan), l'image du président ne se soit pas améliorée davantage. C'est signe qu'en dépit des stratégies de communication mises en oeuvre depuis mai dernier pour faire oublier le président bling-bling et recrédibiliser le personnage, le jugement des Français s'est cristallisé. Nicolas Sarkozy semble durablement ancré dans l'impopularité. Ce qui n'est pas très encourageant pour la suite...
Dans un tel contexte, comment la situation va-t-elle évoluer pour Nicolas Sarkozy?
Si l'on sort d'une période plutôt calme, les semaines qui viennent s'annoncent beaucoup plus lourdes. Entre le RSA, les 35 heures, la grogne enseignante auxquels on rajoute le problème du pouvoir d'achat, la rentrée sociale et politique va être très difficile pour le gouvernement. Nicolas Sarkozy n'est pas parvenu à marquer de points alors que les choses étaient plus simples le concernant, il y a donc fort à parier que ça ne s'améliore pas dans les mois à venir. Dans le même temps, sa courbe de confiance ne devrait pas baisser non plus. Il est déjà tellement bas qu'il ne peut que remonter, même de peu.
Comme aujourd'hui en somme...
Entretien réalisé le 4 septembre.
Source :
2 opinions-
Alain, 13 septembre 2008 à 19:50
La confiance perdue ne se restaure pas; toutes les manoeuvres, les opportunités que l'élu tentera d'utiliser afin de refaire bonne figure seront perçus comme relevant de la pure hypocrisie par le plus grand nombre. La dégringolade est inévitable et le moment viendra où il lui faudra nécessairement prendre la décision d'abdiquer! -
gudule34070, 08 septembre 2008 à 17:46
LE 23 SEPTEMBRE, IL FAUT QUE LA FRANCE ENTIERE SOIT DANS LA RUE !!! REVOLTE CITOYENS !!! REVOLTE CITOYENNE et REPUBLICAINE !!!!! SAUVONS LA POSTE, ET LA FRANCE !!! VIRONS CIARKOZY LE 23 SEPTEMBRE !!!!


























