Lutte au sommet pour le contrôle du PS
La course à la direction du PS est lancée. A quelques mois du congrès du Parti socialiste, prévu mi-novembre à Reims, les préparatifs sont engagés, et les tenants au titre, sur la ligne de départ.
Effets d'annonce, attaques et contre-attaques, les candidatures à la succession de François Hollande, l'actuel Premier secrétaire s'accélèrent. Au risque de provoquer un affrontement sans précédent entre les deux favoris des sondages et potentiels présidentiables, Ségolène Royal et Bertrand Delanoë.
Dans le même temps, Dominique Strauss-Kahn, pourtant fort occupé à tenir la barre du FMI, tente un retour sur la scène politique hexagonale et se déclare "déterminé pour 2012", Martine Aubry, un instant courtisée par les strauss-kahniens annonce sa propre contribution, et Pierre Moscovici, également candidat, continue de faire cavalier seul.
Bilan: dans cette cacophonie où direction du PS et présidentielle 2012 se mêlent sans trop de distinctions, certains redoutent à l'instar de Claude Bartelone un "combat de catch politique" et une polarisation des débats "délétère pour le parti" , comme le souligne Pierre Moscovici. Avec vous, MonSondage retrace les temps forts de cette bataille pour le leadership du Parti socialiste.
+3 points - Martine Aubry va-t-elle passer devant Ségolène Royal ?
Suspens, quand tu nous tiens ... A 24 heures du vote final, qui de Ségolène, Martine ou Benoît héritera du trône ?
Après avoir tenté le mare de café, on se met aux sondages. A en croire le dernier sur la question, Martine grille la priorité à Ségolène, qui elle même laisse Benoît loin derrière.
Martine Aubry, Première secrétaire ?
Ainsi, en terme d'indice d'opinion, indique le baromètre politique BVA , la maire de Lille devance sa meilleure ennemie de 3 points auprès des sympathisants socialistes (+36 contre +33), de 13 points auprès de l’ensemble des Français et de 17 points auprès des sympathisants de gauche toutes tendances confondues (+34 contre +17). Bigre, c'est pas rien.
Gaël Sliman, directeur général adjoint de BVA, explique ces chiffres par le fait que si la "dame des 35 heures" déplaît fortement aux sympathisants de l’UMP (59% de mauvaises opinions) et aux artisans petits commerçants et chefs d’entreprises (58%) ; Ségolène Royal, leur déplaît encore plus (respectivement 71% et 77%, malgré un discours très volontariste en faveur des PME). En outre, Martine Aubry séduit davantage que Ségolène Royal les ouvriers (55% de bonnes opinions contre 50%) et les cadres (52% contre 30%).
Delanoë, chouchou
Quant au troisième concurrent en lice, Benoît Hamon, on le retrouve en queue de peloton. Mal connu des Français, son indice de légitimité reste faible. Même s'il y a fort à parier que, notoriété aidant, il acquière de plus en plus de crédibilité dans les mois à venir tant auprès des Français que des sympathisants socialistes.
Enfin, on constate que Bertrand Delanoë est, et de très loin, le plus apprécié des tous. Une excellente nouvelle qui devrait ravir le principal concerné alors qu' il n’est plus dans la course au poste de premier secrétaire...
L’Institut BVA a réalisé ce sondage par téléphone les 14 et 15 novembre auprès d’un échantillon de 1019 personnes, représentatif de la population française âgée de 15 ans et plus.
2 opinions-
MMlles, 23 novembre 2008 à 02:44
Je suis peut-être diabolique, mais je finis par me demander s'il ne le font pas exprès de montrer une telle image divisée, pleins d'ambition, plus que d'idéologie ferme !
Oui en fait, je me demande, si rester dans l'opposition ne les arrange pas mieux. Il me semble qu'ils ont peur d'arriver au pouvoir et de se confronter aux réalités ! -
Ulysse65, 20 novembre 2008 à 15:18
Si les militants socialistes votent majoritairement pour Martine Aubry, le PS, sclérosé, retourne 30 ans en arrière et on en a pour plus de 10 sous la houlette de la droite. Ce qui changera, c'est l'apparition de banderolles PS dans les manifestations, ce qui ne changera ren à notre condition de vie puisque "ce n'est pas la rue qui fait la loi". Pauvre France !
Vie Quotidienne > pouvoir d'achat
des Français brident leurs achats pour faire face à la hausse des prix

























