Lutte au sommet pour le contrôle du PS
La course à la direction du PS est lancée. A quelques mois du congrès du Parti socialiste, prévu mi-novembre à Reims, les préparatifs sont engagés, et les tenants au titre, sur la ligne de départ.
Effets d'annonce, attaques et contre-attaques, les candidatures à la succession de François Hollande, l'actuel Premier secrétaire s'accélèrent. Au risque de provoquer un affrontement sans précédent entre les deux favoris des sondages et potentiels présidentiables, Ségolène Royal et Bertrand Delanoë.
Dans le même temps, Dominique Strauss-Kahn, pourtant fort occupé à tenir la barre du FMI, tente un retour sur la scène politique hexagonale et se déclare "déterminé pour 2012", Martine Aubry, un instant courtisée par les strauss-kahniens annonce sa propre contribution, et Pierre Moscovici, également candidat, continue de faire cavalier seul.
Bilan: dans cette cacophonie où direction du PS et présidentielle 2012 se mêlent sans trop de distinctions, certains redoutent à l'instar de Claude Bartelone un "combat de catch politique" et une polarisation des débats "délétère pour le parti" , comme le souligne Pierre Moscovici. Avec vous, MonSondage retrace les temps forts de cette bataille pour le leadership du Parti socialiste.
45% des sympathisants socialistes derrière lui : Benoît Hamon, vainqueur du combat des chefs ?
S'il y a bien une personne qui sort victorieuse de la course au leadership du PS, c'est Benoït Hamon. Complètement inconnu il y a peu, le voici plébiscité par 31% des Français (24 points de plus) et près d'un sympathisant socialiste sur deux (45%, soit 35 points de plus). En effet, tous souhaiteraient voir le jeune eurodéputé PS prendre davantage d’influence dans la vie politique hexagonale, indique un sondage BVA-Oragne-L'Express.
"Caractère de nouveauté"
Une "progression spectaculaire", selon Jérôme Sainte-Marie, analyste chez BVA, mais néanmoins paradoxale. "Celui qui veut un Parti socialiste défenseur des catégories populaires bénéficie pour l’heure d’une image plus forte parmi les CSP+ (37% de souhaits d’influence) que parmi les CSP- (29%)".
On constate également qu'ils sont autant chez les sympathisants du Modem qu'au sein des sympathisants de l’extrême-gauche et du Parti communiste à lui souhaiter davantage d’influence dans la politique française (respectivement 32% et 31%). En d’autres termes, estime encore Jérôme Sainte-Marie, "le succès d’opinion de Benoît Hamon tient pour une part à son projet politique, mais aussi, et peut-être autant, à son caractère de nouveauté".
Roulé-boulé pour Bertrand Delanoë
Concernant Ségolène Royal, c'est le jeu inverse. Malgré son très bon score au second tour de l’élection interne, la cote de l’ancienne candidate à la présidentielle reste inchangée dans l’opinion publique en général (38%, + 1 point) et en baisse parmi les sympathisants de gauche (53%, - 3 points) comme parmi ceux du seul Parti socialiste (62%, - 1 point).
Mouvement inverse pour Martine Aubry qui progresse parmi l’ensemble des Français (47%), chez les sympathisants du Parti socialiste (65%, + 2 points) et conquiert la première place parmi les sympathisants de gauche (61%).
Quant à Bertrand Delanoë, c'est la culbute. Chute qui "peut aisément être mise en parallèle de ses déboires au congrès de Reims, " conclut Jérôme Sainte-Marie.
Sondage réalisé par téléphone auprès d’un échantillon national représentatif de 970 personnes âgées de 18 ans et plus, le 22 novembre 2008. La représentativité de l’échantillon est assurée par la méthode des quotas.
Source :
http://www.bva.fr
2 opinions-
Gudule34070, 28 novembre 2008 à 23:26
un grand parti de gauche autour de benoit ? chiche pour la victoire de la gauche ! -
Gudule34070, 27 novembre 2008 à 21:23
ben si le ps est encore à gauche, le ps c'est hamon alors !
hamon et mélanchon au mrc vite ! et la france est sauvée ! le ps ? bof on s'en fout ! non !
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