Les Français face aux réformes
Un an après l'arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy, les turbines du gouvernement tournent à plein régime, la machine à réformer est en marche : marché du travail, concurrence, éducation-recherche, institutions, santé, suppression de la publicité sur les chaînes publiques, relèvement et assouplissement de la participation, changement complet de gouvernance de l'hôpital, Grenelle de l'environnement ... Les chantiers se multiplient, Nicolas Sarkozy s'affiche comme "l'homme des réformes" qu'il avait promis d'être ... sans parvenir à convaincre pour autant.
L’avalanche de mesures, vécue comme une fuite en avant, affole. Depuis l'hiver, les cortèges de manifestants se succèdent et laissent craindre une recrudescence de mouvements sociaux. L'inquiétude gagne jusque dans la camp de la majorité où de plus en plus, la grogne se fait entendre chez les députés. La confiance s'étiole, le mécontentement grandit. Arrêt sur images.
78% des Français estiment que la réforme de l'éducation n'est pas une question de finances
Alors que la question de la réforme de l'éducation est au coeur de bien des débats, plus de 3 Français sur 5 estiment que l'amélioration de la qualité du système scolaire « n'est pas principalement une question de moyens financiers » mais « nécessite plutôt des réformes de structure », selon une enquête opinionway-Le Figaro publiée le 18 avril.
Enseignement primaire, secondaire ou supérieur, les Français ont une image écornée de l'éducation: quelques 32% des personnes interrogées qui se disent satisfaites « de la qualité du système scolaire » à l'université, contre 42% au lycée, 41% au collège ...seuls l'enseignement à l 'école primaire (61%) et l'enseignement à l'école maternelle (83%) trouvent grâce aux yeux de l'opinion, et ce quelques soient les sympathies partisanes. Le chantier est lourd et doit être pris à bras le corps.
Dans un tel contexte, quelle attitude adopter? Au vu des Français -électeurs de Nicolas Sarkozy en tête avec 94%, suivis par ceux de Ségolène Royale à 69%- , la solution n'est pas seulement « une question de moyens financiers ». Pour améliorer ce système scolaire, que l'opinion trouve globalement moins performant que dans le reste de l'Europe, mieux vaut tabler sur une optimisation des ressources, une réforme de fond et de structure. En pleine crise du pouvoir d'achat, les Français parlent en faveur de l'économie.
Étude réalisée auprès d’un échantillon de 958 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.
Source :
7 opinions-
gudule34070, 27 juin 2008 à 19:10
Non à l'école taillée sur mesure pour fournir de la viande et de la matière aux esclavagistes néolibéraux!L'école doit permettre à chacun de s'épanouir dans ses passions, ses choix de connaissances, et de pouvoir continuer à en vivre : nous n'avons qu'une vie, elle est courte, et mérite d'être Jouie ! Ne faisons de futurs esclaves, mais de futurs Hommes Citoyens ! -
marie2109, 19 mai 2008 à 20:50
Le budget de l'éducation le plus élevé de l'europe et les derniers de la classe... Le problème ne vient-il pas tout simplement de nos enseignants et de leur formation.... -
NIKODOC, 02 mai 2008 à 23:05
ah oui? Et qui paiera pour les universités....La je suis OK avec cette réforme. L'essentiel, c'est d'avoir un contract à la sortie, pas un diplome.... -
obelix, 23 avril 2008 à 19:26
je suis dubitatif sur le protocole qui a été utilisé pour que 78% ( +/- 51 millions) de français aient la même opinion sur un sujet que même les spécialistes ont du mal a cerner ? -
cilette, 23 avril 2008 à 18:15
En effet, ce n'est pas une question d'argent mais d'état d'esprit qui fait que notre système éducatif n'est plus performant. Les IUFM y sont pour beaucoup car on n'y apprend rien en dehors du système syndical qui y règne en maître.
Et comme le dit Astérix, c'est en fac, qu'on peut compter les dégats d'un système qui a accordé des diplômes à des jeunes "parce que vous le valez bien" ! -
Asterix, 23 avril 2008 à 01:08
Rien à voir avec les moyens financier. Il n'y a plus de sélection, ni en 6eme, ni en 3eme, ni au bac. Comme le couperet ne peut rester éternellement suspendu à la ficelle, il finit par tomber en 1ere année de fac sur des gens à peine alphabétiser et qui n'ont rien à faire là. -
Emer B, 21 avril 2008 à 18:00
excellente analyse... c'est vrai en plus























