Les Français face aux réformes
Un an après l'arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy, les turbines du gouvernement tournent à plein régime, la machine à réformer est en marche : marché du travail, concurrence, éducation-recherche, institutions, santé, suppression de la publicité sur les chaînes publiques, relèvement et assouplissement de la participation, changement complet de gouvernance de l'hôpital, Grenelle de l'environnement ... Les chantiers se multiplient, Nicolas Sarkozy s'affiche comme "l'homme des réformes" qu'il avait promis d'être ... sans parvenir à convaincre pour autant.
L’avalanche de mesures, vécue comme une fuite en avant, affole. Depuis l'hiver, les cortèges de manifestants se succèdent et laissent craindre une recrudescence de mouvements sociaux. L'inquiétude gagne jusque dans la camp de la majorité où de plus en plus, la grogne se fait entendre chez les députés. La confiance s'étiole, le mécontentement grandit. Arrêt sur images.
74% des Français optimistes : l'amour plus fort que le pouvoir d'achat
Moral, niveau de vie, vacances, consommation... tous plombés par le pouvoir d'achat, nous dit-on. Mais -question subsidaire- quid des relations amoureuses? Quel impact sur la vie sentimentale des Français?
Et bien à première vue, aucune justement. Une étude OpinionWay pour Match.com et Métro nous rassure et explique ainsi que pour les trois quarts des Français (74%), les battements d'aile du pouvoir d'achat n'auraient pas eu de répercussion sur leur vie amoureuse. "Les interviewés ne mettent pas en balance les biens infinis de l'amour et les avantages matériels minuscules comme le chauffage, le prix du baril de pétrole, l"inflation...", commente ainsi Ronan Chatelier, sociologue. Soulagement.
Coeur de babibel
On est rassuré, c'est sur. Ceci étant, chez ceux qui se serrent la ceinture malgré tout, qu'est ce qui a changé? Premier à trinquer : le budget vacances et sorties (46% des couples et surtout, 67% des célibataires). "Les célibataires ont une approche productiviste. Ils préfèrent sortir plus pour moins cher et compenser en se rendant sur des sites de rencontre. Pour qu’ils dépensent beaucoup, il faut que leur cible en vaille la peine !", explique encore Ronan Chatelier, sociologue pour l’Observatoire de la vie amoureuse, cité par Metro. Viennent ensuite la bourse beauté-apparence, sur laquelle rognent ces dames et les célibataires (21%), et ce qui est d'ordinaire réservé aux petites attentions, cadeaux et week end en amoureux, supprimé par les couples (31%).
Alors, la solution? Pour 64% de ceux que leur pouvoir d'achat contraint de changer les modes de fonctionnement, on recherche les "bons plans" pour sortir ou partir moins cher. D'ailleurs, près d'un célibataire homme sur trois dit rechercher une moitié moins "matérialiste". D'où une certaine recrudescence de cadeaux-poèmes et autres présents faits maison. Parce que finalement, les cœurs en peau de babibel, c'est pas mal non plus...
crédit photo : Diluvi (Flickr)
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