Présidence française de l'Europe : le défi Sarkozy
Le 1er juillet 2008, la France prend la présidence de l'Union Européenne. Energie, immigration, défense, agriculture... le programme des dossiers à faire avancer au cours des six prochains mois est ambitieux et d'autant plus complexe que le gouvernement Sarkozy doit en rajouter un à sa liste : la réforme des institutions. Mise à mal par le 'non' Irlandais au Traité de Lisbonne, à charge de Nicolas Sarkozy de relancer le processus. Le défi est de taille. Les incertitudes et le scepticisme ambiant sont tels que le contexte n'est guère propice à une relance de l'Union. Avec vous, MonSondage décrypte et analyse les grandes étapes de cette présidence, mais aussi la façon dont les Français et les autres Etats membres se positionnent face à la délicate question de la construction européenne.
41% des Irlandais disent oui au traité de Lisbonne
A moins de 10 jours du référendum irlandais sur le traité de Lisbonne, les Irlandais semblent de plus en plus favorables à la constitution et donnent le "oui" gagnant à 41%, même si le nombre de réfractaires progresse et atteint 33%, révèle un sondage réalisé par l'institut Red C publié le 25 mai.
Des chiffres optimistes qui devraient rassurer les partisans du « oui ». En effet, l'étude d'un précédent sondage du même institut indique qu'en l'espace de 15 jours, le taux d'adhésion au traité a progressé de 3 points alors que le « non » a perdu 5 points.
Les éleveurs inquiets
La part des indécis en revanche (26%), très forte il y a quelques semaines, diminue sensiblement, souligne encore l'enquête publiée dans le Sunday Business Post. Au début du mois de mai par comparaison, ils étaient 60% à ne pas savoir comment voter.
Parmi les 'nonistes', on trouve, comme en France, les agriculteurs, et, en particulier, les éleveurs, dont le poids électoral est élevé vue l'importance de ce secteur pour l'économie locale. Selon Jean Quatremer, correspondant de Libération à Bruxelles, ces derniers craignent que leurs intérêts soient sacrifiés dans les négociations que mènent actuellement l'Union au sein de l'OMC (cycle de Doha).
Réponse le 12 juin.
2 opinions-
Suip, 06 juin 2008 à 20:18
Pourvu que le NON l'emporte. Ce serait une belle claque à la Fée misère dont le nom actuel est libéralisme -
lolo, 04 juin 2008 à 20:09
il est amusant de constater le titre de cet article... car on pourrait dire que : 59% des irlandais disent NON ! Cela paraît plus juste.











