Présidence française de l'Europe : le défi Sarkozy
Le 1er juillet 2008, la France prend la présidence de l'Union Européenne. Energie, immigration, défense, agriculture... le programme des dossiers à faire avancer au cours des six prochains mois est ambitieux et d'autant plus complexe que le gouvernement Sarkozy doit en rajouter un à sa liste : la réforme des institutions. Mise à mal par le 'non' Irlandais au Traité de Lisbonne, à charge de Nicolas Sarkozy de relancer le processus. Le défi est de taille. Les incertitudes et le scepticisme ambiant sont tels que le contexte n'est guère propice à une relance de l'Union. Avec vous, MonSondage décrypte et analyse les grandes étapes de cette présidence, mais aussi la façon dont les Français et les autres Etats membres se positionnent face à la délicate question de la construction européenne.
50% des Américains et des Européens voient l'immigration comme un problème
L'immigration, sujet délicat pour les Européens comme les Américains, indique une étude réalisée dans sept pays par le German Marshall Fund of the United States (GMF). Pourtant, si la majorité des personnes interrogées de part et d'autre de l'Atlantique (50% environ) continue de considérer le phénomène comme un problème et une source d'insécurité, les réactions sur la question restent mesurées et l'attitude, plutôt ouverte voire positive.
Défis
Ainsi, quand 52% des Européens et 47% des Américains pensent que l'immigration va accentuer les problèmes de criminalités dans leurs sociétés respectives, une minorité seulement (35% des Européens et 40% des Américains) est d'avis que le phénomène est susceptible d'aggraver le risque de terrorisme.
" Destinations privilégiées des migrants, les Etats-Unis et l'Europe font face à des défis similaires ", relève Craig Kennedy, president du GMF. Le premier et le plus important : l'immigration illégale, qui préoccupe 40% des personnes interrogées sur les deux continents. Pour contrer le problème : renforcer le contrôle des frontières (pour plus de 80% des sondés), pénaliser les chefs d'entreprises qui emploient les sans papiers (74% des Américains et 84% des Européens) ou encore renvoyer les clandestins dans leurs pays d'origine (respectivement 69% et 70%).
Même droits
Concernant l'immigration légale en revanche, les esprits se font moins réticents. Ainsi, 58% des Européens et autant d'Américains se prononcent en faveur d'une politique garantissant aux immigrants légaux les "même droits à la participation politique que les autres". En outre, la plupart (61% et 70%) souhaiteraient la mise en place de politiques favorisant l'immigration étudiante et de travail.
Mais au préalable, constate-t-on encore, il semble utile, voire indispensable aux personnes interrogées que certains critères soient remplis par les migrants avant d'arriver sur leurs territoires respectifs : à savoir la possession d'un emploi et la connaissance de la langue du pays d'accueil.
Etude réalisée par téléphone entre août 2008 et septembre
2 opinions-
Gudule34070, 28 novembre 2008 à 23:29
moi je ne crois pas que ce soit un problème : le problème ? comment en finir avec le libéralisme financier mondial, et comment coopérer avec le tier monde pour qu'il devienne un vrai partenaire economique ? -
MMlles, 23 novembre 2008 à 02:31
C'est vraiment un dilemme, et c'est difficile d'avoir un avis tranché pour de telles questions. Ceux qui ont une réponse assurée ont de la chance. D'une partie le cœur nous fait dire qu'il est intolérable de ne pas accueillir, toutes les personnes en déshérence, pour des raisons économiques ou politiques.
D'un autre côté, la raison, nous amène à penser que les pays occidentaux ne peuvent pas recevoir toute la misère du monde. Ce qui amènerait, vu la crise mondiale actuelle, à voir ces pays "tirés par le bas" économiquement. Ce qui ne rendrait service à personne. Car ce serait encore les immigrés qui seront "les plus mal logés", si je peux m'exprimer ainsi (en ce moment) et donc forcément la délinquance engendrée ne ferait qu'augmenter...
C'est vraiment difficile, d'être humains et pragmatiques en même temps !











