62% des Américains croient à l'Enfer et au Diable.
La religion occupe une place essentielle dans la société américaine : c'est ce que vient rappeler une étude sur les croyances des Américains, où l'on peut constater que le Diable est plus crédible que Darwin.
En 2007, 70% de la population américaine se dit « très religieuse ». Pourtant seuls 25% d'entre eux vont à l'Église au moins une fois par semaine, et 40% admettent s'y rendre une fois par an seulement.
Si 82% des personnes interrogées croient en Dieu, elles ne sont plus que 69% à penser qu'il y a une vie après la mort. En revanche, 31% ne veulent pas croire en la théorie de l'évolution.
Cette théorie, développée par Darwin au XIXème siècle, soutient que tous les êtres vivants sont le produit d'une longue série de transformations biologiques qu'on appelle évolution. Elle fait l'objet d'un large consensus scientifique. Mais elle remet en cause le dogme religieux selon lequel Dieu créa la Terre et tous les êtres qui la peuplent (en 7 jours), provoquant un vaste débat entre « Darwinistes » et « Créationnistes ».
Les croyances religieuses des Européens sont sensiblement similaires : 71% d'entre eux disent croire en Dieu, et 51% conçoivent l'existence d'une vie après la mort. Ce chiffre relativement élevé masque en réalité des situations très contrastés : au Portugal, en Irlande, où en Pologne, la religion occupe encore une place très importante dans la société, puisque dans ces pays, de 90 à 97% de la population dit croire en Dieu. En revanche, en France ou en Suède, pays laïcs, ces proportions sont plus faibles : seuls 60% des Français qui croient en Dieu et 43% d'entre eux envisagent une vie après la mort. Nos compatriotes se font également remarquer en endossant la dernière place européenne quant à l'idée que la religion puisse être utile dans la distinction entre le Bien et le Mal (23%).
Ce sondage Harris Interactive a été réalisé en ligne aux Etats-Unis du 7 au 13 Novembre 2007, auprès de 2 455 adultes (âgés de 18 ans et plus). Les données pour les facteurs tels que l’âge, le sexe, le niveau d'éducation, la région et les revenus du ménage ont été redressés, si nécessaire, afin de les faire correspondre avec les proportions actuelles dans la population.
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