47% des intentions de vote pour le candidat UMP àToulouse
Suspens et sueurs froide dans la ville rose. Coeur de la bataille électorale qui est entrain de se jouer, Toulouse est l'enjeu d'un duel sans merci entre la gauche et la droite dans la course aux municipales.
Si le sort de la ville n'est pas fixé, pour l'heure, le candidat PS, Pierre Cohen, est pourtant donné gagnant au second tour de l'élection avec 53% des intentions de vote, contre 47% au maire sortant, le centriste apparenté UMP Jean-Luc Moudenc, selon un sondage Ifop/Fiducial pour Paris-Match à paraître le 13 mars.
Des chiffres qui ne sont probablement pas pour rassurer la majorité, en difficulté dans ces municipales. La perte de Toulouse, quatrième ville de France et fief de la droite depuis 37 ans, serait un coup sévère pour le gouvernement, menacé notamment à Strasbourg et Marseille après s'être fait prendre Rouen.
Pourtant, «rien n'est encore joué», selon les termes de François Hollande. En témoignent les résultats du premier tour de ces élections, le 9 mars dernier, qui plaçaient la liste du maire sortant en tête, avec 42,6% des suffrages exprimés, devant la liste PS de M. Cohen (39%).
A quatre jours du deuxième tour, les paris sont ouverts. Si M. Moudenc peut compter sur l'appui «total» du candidat MoDem, Jean-Luc Forget (5,9 % des voix au premier tour), il doit impérativement mobiliser les nombreux abstentionnistes (42,6%) du premier tour pour envisager une éventuelle victoire. Et ce d'autant plus que le ralliement de M. Forget est loin de faire l'unanimité chez ses colistiers, dont beaucoup militaient pour une alliance avec le PS.
De son côte, M. Cohen table sur "la volonté des Toulousains" d'en finir avec la droite, aux commandes du Capitole depuis trente-sept ans, pour prendre la tête du scrutin le 16 mars. C'est sur cette note qu'il espère regrouper "les 60 % de Toulousains qui aspirent au changement", souligne le journal 'Le Monde'.
La ville rose, la bien nommée, a donc une signification bien particulière dans ces municipales: la gauche, bien décidée à effacer l'affront subit avec la 'vague bleue' de 2001, met tout en oeuvre pour diriger davantage de villes de plus de 20 000 habitants que la droite. En passant dans l'escarcelle du PS, Toulouse permettrait à l'opposition d'atteindre l'objectif fixé.
Le sondage Ifop/Fiducial a été réalisé par téléphone les 10 et 11 mars auprès d'un échantillon de 602 personnes, représentatif de la population de Toulouse âgée de 18 ans et plus, et inscrite sur les listes électorales.
Source :
Ifop: Les intentions de vote au second tour à Toulouse
2 opinions-
jean-carpediem, 13 mars 2008 à 11:57
pourquoi la gauche, toujours prompte à critiquer et qui adore les mélanges avec le vert et le rouge vif serait indispensable à Toulouse, que le plus compétent gagne, c'est tout. -
gave, 13 mars 2008 à 10:19
Il faut absolument que la gauche gagne à Toulouse, c'est une occasion unique de renverser la droite en place puis 37 ans.
Le ralliement du Modem à Moudenc est une farce politicienne de dernière minute qui j'espère n'influencera pas son électorat. Une vraie tambouille écoeurante pour une liste hétéroclite, opportuniste promise à une inefficacité renouvelée. Quant à la gauche de la gauche, si une fois de plus elle préfère faire perdre la Mairie, elle en portera longtemps une responsabilité indécente.Puissent les électeurs toulousains aller voter massivement pour Cohen pour la victoire sans tenir compte des consignes obsolètes des appareils.
Politique > intentions de vote
des Américains derrière Barack Obama : La crise financière profite au candidat démocrate









