15,2 milliards d'euros en 2007: les dépenses de médicaments augmentent
Le système de santé français, un des meilleurs au monde? Peut-être, mais aussi probablement l'un des plus onéreux, si l'on en croit le dernier rapport de l'Assurance Maladie (Cnam). En 2007, les dépenses de médicaments ont encore augmenté en France. En l'espace d'un an, elles ont subit une hausse de 4,8% soit, +700 millions d’euros sur un total de 15,2 milliards d’euros comme le révèle un rapport 2007 de l'Assurance Maladie (Cnam).
A l'origine de la hausse, les dépenses de médicaments destinés aux pathologies lourdes, comme le cancer, la sclérose en plaques ou le sida dont les traitements affichent souvent des prix très élevés. Ils représentent ainsi 56% de la croissance totale enregistrée sur l’année et progressent notamment de 11% sur un an. Autres coupables, les médicaments qui regroupent des produits très divers comme les hormones, les inducteurs d'ovulation ou les vaccins, avec une hausse de 6,2%.
Moins d'anti-dépresseurs
Cette augmentation a beau être significative, on observe depuis 2000 que le taux de croissance annuelle des dépenses de médicaments a diminué de près de moitié : il est passé de +8,8% en 2001 à +4,8% en 2007. Une diminution que l'on doit notamment au développement des génériques, à la baisse de prix, au choix du traitement le moins coûteux, ou à la réduction des volumes de consommation.
Ainsi, à
l'heure actuelle, certaines classes de médicaments,
comme ceux prescrits pour traiter des pathologies telles le diabète,
l’asthme ou l’hypertension artérielle, augmentent bien
moins qu'au début de la décennie: +2,9% seulement en
2007.
Et enfin, autre point d'importance soulevé
par l'étude: on observe également un recul de 2% des
dépenses liées à la prescription de psychotropes
et d'antidépresseurs. D'après la Cnam, ceci s'explique
par "l'efficacité de la maîtrise médicalisée
et de la pénétration des génériques".
Les données présentées dans ce dossier concernent les dépenses de médicaments prises sur l’enveloppe de ville, c'est-à-dire les médicaments délivrés en officines de ville ainsi que les médicaments concernés par la rétrocession hospitalière. Ne sont donc pas inclus les médicaments délivrés dans les établissements de santé à des patients hospitalisés. Champ de l’étude : Régime général hors sections locales mutualistes.
Source :
Cnam: Dépense de médicaments en 2007
1 opinion-
François PESTY, 14 mars 2008 à 19:17
La cnamts voudrait encore nous faire croire que ses actions finissent par porter leurs fruits. Les médias « boivent du petit lait », puisque Le Parisien titre « Les français moins accros aux médicaments ». Mais, c’est totalement faux ! EXPLICATIONS :http://puppem.com/Actualites.aspx










