1,4% en 2008 : La croissance française revue à la baisse
Le spectre de la crise financière mondiale rode et laisse son empreinte. La croissance française, dont la ministre de l'Economie Christine Lagarde, disait il y a quelques mois qu'elle atteindrait entre 2% et 2,5% cette année, n'est pas immune. Le 20 mars, l'Insee publie ses chiffres et force le gouvernement à revoir ses prévisions : freinée par la crise financière et une forte inflation se maintenant autour de 3%, la croissance devrait progresser plutôt mollement en 2008.
« Au premier semestre de 2008 », explique l'Insee « la croissance s’effriterait un peu après un second semestre de 2007 en légère accélération. Elle s’établirait ainsi entre 0,3 % et 0,4 % sur les deux premiers trimestres de l'année. » Soit un acquis de croissance de 1,4%.
Le chômage, après deux ans de baisse ininterrompue, devrait se stabiliser au premier semestre 2008 "à 7,5%" de la population active en France métropolitaine, selon l'Insee, qui mise sur un ralentissement des créations d'emploi. Au quatrième trimestre 2007, "le taux de chômage (7,5%) a baissé plus fortement que ne le suggèrent l'augmentation de l'emploi et la hausse tendancielle de la population active", observe l'institut.
L'économie française soutenue par la consommation des ménages
Le pays semble plutôt mal engagé pour atteindre les 2% de croissance prévus par Mme Lagarde, qui a elle-même reconnu revoir ses ambitions en « légère baisse », même si elle s'est refusée à donner quelque estimation que ce soit ... En effet, il faudrait pour cela une progression de 0,8% pour chacun des deux derniers trimestres de l'année, une performance assez improbable au vu du contexte économique du moment. Même si, selon la ministre de l'Economie toujours, la France « tient mieux que ses voisins européens ».
Une bonne santé relative que l'on doit - parce qu'on a « les avantages de nos inconvénients » -, au fait que l'économie française soit « soutenue par la consommation des ménages, », analyse dans Le Parisien Christian Saint-Etienne, professeur d'Economie. La croissance française sera donc une fois encore entraînée par son principal moteur, la consommation des ménages, qui accuserait une très légère baisse (un peu moins de 2% en rythme annuel) mais résisterait malgré tout à « une inflation robuste et soutenue » et à des gains de pouvoir d'achat d'autant plus faibles.
Pour relancer l'économie, le gouvernement a notamment annoncé vouloir « prendre des mesures » et ne « pas s'arrêter (...) pour que l 'économie française résiste mieux que les autres. »
Christian Saint-Etienne estime pour sa part qu'il est urgent que le gouvernement « poursuive des réformes structurelles – sur la fiscalité, les retraites..- même si leurs effets ne se font pas sentir avant de nombreuses années. »
Crédit photo: wfabry (Flickr)
1 opinion-
Bourseplate@, 23 mars 2008 à 17:14
Normal que le pouvoir d'achat se plante.....nos "crânes de suif" de bercy sont plus aptent à faire du vélo, que d'avoir des idées comptables de base.......









