1,30% plus chers, les hypermarchés situés en zone non concurrentielle
Le pouvoir d'achat des Français n'en fini plus de s'effriter, la chasse aux sorcières est ouverte. Premières épinglées, les grandes surfaces. Aujourd'hui encore, l'UFC-Que choisir constate que le manque de concurrence entre les enseignes de grande distribution coûte de l'argent aux consommateurs.
Politique de prix en fonction de l'environnement concurrentiel local
Selon l'association de consommateurs, un ménage peut payer jusqu'à 392 euros de plus par an pour des courses effectuées dans un magasin en position dominante. En moyenne nationale, "un hypermarché situé dans une zone non concurrentielle sera 1,30% plus cher qu'un hypermarché du même groupe situé dans une zone concurrentielle", note l'UFC.
Pour l'UFC, "il apparaît évident que les distributeurs, notamment Carrefour et Auchan, adaptent leur politique de prix à l'environnement concurrentiel local". A Marseille par exemple, le client du Carrefour du 15e arrondissement paiera 5,5% de plus qu'au Carrefour du 8e arrondissement. Un écart représentant "un surcoût annuel de l'ordre de 230 euros" calcule-t-on.
Changement de réglementation
L'UFC-Que Choisir estime que la réglementation doit changer. Elle demande notamment "le renforcement du Plan local d'urbanisme (PLU)", pour "concilier à la fois un objectif d'accroissement de la concurrence et un objectif de maintien de la qualité de vie des consommateurs", tout en prévoyant des zones "réservées au développement du commerce de proximité". Elle souhaite également que le Conseil de la Concurrence puisse "contraindre les groupes en position dominante sur une zone à se séparer ou à échanger certaines activités".
Crédit photo: Omar Omar (Flickr)
Avec Relaxnewx
Pour réaliser son étude, l'UFC-Que Choisir a effectué un relevé de prix "exhaustif et national" dans les hypermarchés, avec l'état de la concurrence dans 634 zones de chalandise, en septembre 2007.
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