+45% les prix de l'alimentaire flambent dans le monde
Grève au Burkina Faso pour protester contre la hausse des prix des denrées de base, violentes manifestations contre la vie chère et "émeutes de la faim" en Haïti après la crise de la tortilla au Mexique ... Le front de la faim va mal, Jacques Diouf, Directeur général de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) reprend son bâton de pèlerin et alerte le 9 avril sur « la flambée des prix des denrées alimentaires », qui ont « bondit de 45% sur les neuf derniers mois ».
Appel à la communauté internationale
En écho au rapport publié par la FAO en décembre 2007, M. Diouf exhorte aujourd'hui les gouvernements de la communauté internationale à « mettre en oeuvre des mesures immédiates pour soutenir des pays pauvres durement touchés » par cette augmentation sans précédent. Selon l'organisation, les prix des denrées de base, le riz, le maïs et le sucre, se sont envolés ces dernières semaines.
A l'heure actuelle, souligne la FAO, 37 pays sont confrontés à des crises alimentaires. Conflits et catastrophes naturelles, hausse sans précédent des cours des produits agricoles, stocks mondiaux à leur plus bas niveau historique, sécheresses et inondations dues au changement climatique, cours élevés du pétrole et demande croissante sur les biocarburants ... la sécurité alimentaire est mise à rude épreuve, les résultats se font sentir aujourd'hui, et ce particulièrement chez les petits paysans des pays à faible revenus, dont beaucoup se situent en Afrique.
« Sur les neuf derniers mois » martèle M. Diouf aujourd' hui, « il y a eu de sérieuses pénuries de riz, blé et maïs ». Et pourtant, ça n'est pas faute d'avoir prévenu.
Trop d'importations de denrées alimentaires
Dans son étude, la FAO met notamment en garde contre « le coût total des importations de denrées alimentaires des pays à faible revenu et à déficit alimentaire » qui dépasserait 107 milliards en 2007. Face à l'escalade des cours des produits agricoles, ces populations fragiles sont particulièrement exposées et incapables d'affronter la crise « sans soutien » externe. Dans ces pays, « près de 40% de la population est sous-alimentée, comme au Bengladeh et en Zambie. »
Mexique, Maroc,Ouzbékistan, Yémen, Guinée, Mauritanie ou Sénégal... Les autres grandes victimes de cette flambée des prix sont les pays en voie de développement, dont beaucoup « sont devenus importateurs nets de denrées alimentaires ». Les plus pauvres s'y nourrissent souvent à base de céréales, pouvant atteindre jusqu'à 80% de leurs dépenses alimentaires. On imagine ainsi les effets de la crise sur de telles populations.
Doper la production des pays en développement
La situation est devenue si critique que l'Union Européenne s'est également emparée du sujet, s'alarmant de « la flambée du prix des produits de première nécessité », qui « fait courir à l'Afrique un risque de "vrai tsunami économique et humanitaire" », selon les termes de Louis Michel, commissaire chargé du développement.
Pour faire face, une solution a été imaginée : mi mars, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) et la FAO ont appelé les pays d'Europe de l'Est et de la Communauté des Etats indépendants - Russie, Ukraine et Kazakhstan particulièrement -, à doper leur production. Leur potentiel est important, l'espace est grand et bien souvent inutilisé alors que dans les pays développés, les surfaces et potentialités sont déjà largement saturées. Mais là encore, tout est affaire d'investissement.
1 opinion-
oceandesagesse, 20 avril 2008 à 08:11
Créer une TVA sur les produits de Luxe à 45 % comme pour les bijoux, hautes coutures, caviars, champagnes , boites , receptions et soirées ,hautes coutures , locations de bateaux , villas et chateaux de luxe etc.... et reduire sur les produits de necessite comme pates , riz, pains etc une TVA à 1%.
ca serait plus juste
à refléchir









