39% des Français pensent que l'Etat n'a pas tout fait pour sauver Gandrange
En dépit de l'annonce de la création de 124 emplois à Gandrange par le groupe ArcelorMittal, Nicolas Sarkozy n'a pas réussi à tenir parole. La fermeture partielle du site localisé en Moselle aura bien lieu, les 575 emplois annoncés seront supprimés. Pour le président, c'est un demi-échec, et c'est d'ailleurs l'image que lui renvoie l'opinion.
Pas cohérent, le président
Bien sûr, la situation est complexe, ardue et finalement, peu franco-française. La plupart en sont conscients. Pourtant, chez ceux que le sujet concerne et occupe -car 37% des Français sont sans opinion sur la question- plus d'une personne sur trois juge que le chef de l'Etat « n'a pas fait tout ce qu'il pouvait dans ce dossier », selon une enquête Opinionway publiée le 11 avril.
Outre « les promesses non tenues », les piques un rien acerbes sur les propos d'un président perçu comme un beau-parleur « qui ne fait rien », « n'est pas cohérent, parce qu'on annonce pas quelque chose dont on sait qu'on ne pourra pas le tenir », c'est également « de laxisme envers les dirigeants et les actionnaires « dont on blâme Nicolas Sarkozy.
Ses détracteurs les plus virulents? Sans surprise, les sympathisants de gauche, en tête de peloton avec 64%, contre 18% des supporters UMP qui pensent la même chose.
« Graver les engagements dans le marbre"?
Le verdict n'est pas très tendre, mais pas sans appel. En effet, si les résultats ne sont pas à la hauteur des attentes, l'implication et l'investissement présidentiel ne sont pas passés totalement inaperçus.
Environ 24% des Français estiment ainsi que le chef de l'Etat a fait « tout ce qu'il pouvait dans ce dossier », partisans de la majorité d'abord, avec 41% contre 18% des électeurs de gauche. On observe toutefois qu'il y autant de sympathisants UMP qui se disent sans opinion (41%) qu'il n'y en a derrière le gouvernement ...
Et puis, pour beaucoup, même s'il « a fait pression sur Mittal » Nicolas Sarkozy n'était pas en mesure de peser sur « une décision d'une société mondiale sur laquelle l'Etat n'a pas de prise ». D'ailleurs, «l'Etat n'a pas le pouvoir de s'immiscer dans les problèmes d'une entreprise privée. »
On attend maintenant la suite du feuilleton. Le président de la République a annoncé qu 'il se rendrait d'ici deux mois sur le site en compagnie du PDG d'ArcelorMittal pour "graver ses engagements dans le marbre". Arrivera-t-il à tenir ces promesses là?
Crédit photo: Mannix59 (Flickr)
Étude réalisée auprès d’un échantillon de 1099 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus les 9 et 10 avril.
Source :
Opnionway: Le polititoscope - vague 25 -
1 opinion-
Emer B, 14 avril 2008 à 12:44
l'erreur c'était de promettre un résultat ferme à des gens abandonnés... encourager la naiveté est limite chez un "sachant" économique...









