15% des revenus des ménages 'modestes' consacrés à l'énergie
Les ménages les plus modestes consacrent une part plus importante de leur budget aux dépenses en énergie que les ménages les plus aisés, soit "15% de leurs revenus (...) contre 6% pour les plus riches", selon une étude de l'Ademe (Agence de l'environnement et de maîtrise de l'énergie).
Dépenses énergétiques supérieures en communes rurales
En 2006, les ménages les plus défavorisés ont
consacré presque 9% de leur revenu total en dépenses en
combustibles fossiles, gaz et produits pétroliers, contre
seulement 4% pour les plus aisés. Le constat est le même
pour les dépenses en électricité, égales à 2% des revenus des plus riches contre 6% pour les
ménages les plus pauvres.
Le lieu de résidence
crée également une différence importante. Ainsi,
un "Parisien a une facture énergétique
inférieure de 44% à celle d'un habitant en commune
rurale", note l'enquête de l'Ademe. Selon l'agence, la
différence tient principalement à la présence d'un
réseau de transports en commun plus dense en ville qu'à
la campagne.
Les logements 'dégradés' consomment plus
La hausse des prix de l'énergie, 4,2% en moyenne par an
pour les combustibles fossiles entre 1996 et 2006, explique que les
ménages les plus modestes ont vu leurs dépenses en
énergie passer de 10 à 15% dans leur revenu entre 2001
et 2006.
La part des dépenses énergétiques
des plus pauvres est 2,5 fois plus élevée que celle des
plus riches, notamment parce les ménages les plus
pauvres occupent des logements plus dégradés, donc
moins performants énergétiquement.
Avec Relaxnews
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