60% des Français favorables au service minimum d'accueil dans les écoles
A la veille de la grève de l'Education nationale du 15 mai qui promet de perturber sévèrement les établissements scolaires, 60% des Français se prononcent en faveur du service minimum d'accueil (SMA) dans les écoles, contre 33% qui pensent le contraire, selon un sondage CSA-Le Parisien Aujourd'hui en France en date du 13 mai..
Mobilisation monstre prévue pour ce 'jeudi noir' où tous les syndicats viendront soutenir la FCPE, première fédération de parents d'élèves, dans ses revendications. Alors comme en janvier dernier Xavier Darcos, le ministre de l'Education nationale, tente le SMA dans les écoles maternelles et élémentaires, pour que les 6,5 millions d'enfants scolarisés dans ces établissements puissent -potentiellement- être accueillis le jour J. Au début de l'année, 2024 communes très exactement avaient mis en place le dispositif. Ce jeudi, elles seront 2000 environs, soit 10% des villes possédant une école.
Les femmes plus sensibles que les hommes
Les plus enthousiastes à la mesure, « parce que cela permet de ne pas pénaliser les gens qui travaillent »: celles que le SMA soulage probablement le plus, à savoir les femmes (près de 70% contre 50% des hommes), mais aussi les jeunes actifs (70% environs des 25-29 ans et autant chez les 30-39 ans), les catégories sociaux-professionnelles supérieures, et surtout, les commerçants (76%). Si les sympathisants de droite se prononcent massivement pour le service minimum (87%), les électeurs de gauche semblent plus mitigés, sans être totalement contre pour autant (46%).
« Motifs de la grève du 15 mai peu audibles »
Chez les détracteurs en revanche, on estime à 33% que le SMA « est une mauvaise chose car cela constitue une tentative de remise en cause de l'exercice du droit de grève ». Plus sensibles à la force de l'argument que leurs conjointes (25%), les hommes (42%), mais aussi les ouvriers et les employés. Plus intéressant encore: on remarque que si 9% seulement des partisans de droite n'approuvent pas la mesure, pas d'écrasante majorité non plus chez les sympathisants de gauche contre le SMA (46%, soit autant que ceux qui y sont favorables).
Pour Jean Daniel Levy du CSA, cité par le Parisien, ces résultats sont signe que les appels des syndicats n'ont pas été entendus, que les Français les perçoivent comme déconnectés de leurs préoccupations concrètes, et « que les motifs de la grève du 15 mai apparaissent peu audibles. » Confirmation jeudi.
Crédit photo: Pierbou (Flickr)
2008 au domicile des personnes interviewées. Echantillon national représentatif de 1006 personnes âgées de 18 ans et plus, constitué d'après la méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de ménage), après stratification par région et catégorie d’agglomération.
Source :
2 opinions-
Socrate, 17 mai 2008 à 00:14
Sachez d'une part que les enseignants grévistes ne sont aucunement payés les jours de grêve. D'autre part, pour un grand nombre d'enseignants qui ont choisi ce métier par vocation (et non pour la rémunération), il ne s'agit pas de faire grêve pour des raisons égoïstes, mais de défendre dans bien des cas, les conditions de travail des élèves, c'est à dire de vos enfants. Or , ces conditions de travail se dégradent de plus en plus : c'est donc tous les parents, s'ils étaient un tant soit peu responsables qui devraient défiler dans la rue , avant même les enseignants. -
Pierre, 15 mai 2008 à 22:50
Je trouve tout à fait normal que ni les français ni les entreprises ne soient pas pris en otage, pour qu'une poignée de grèviculteurs puissent pour des raisons d'égoïsme ou politique. De plus je rappelle que la législation prévoit que les grèvistes doivent être présents sur leur lieu de travail au lieu de rester tranquillement chez eux. Une information également lors des grèves, dans de très nombreux cas, les grèvistes se font payer par les cotisations des syndicalistes.
Pierre
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