80% des mères résidant dans les banlieues trouvent leurs conditions de vie difficiles
Pas simple tous les jours d'être maman en banlieue, même en ces temps de fête des mères... précarité, conditions de vie difficiles, chômage, manque de formation... A l'heure actuelle, 4 mères sur cinq résidant en "Zone Urbaine Sensible" (ZUS) trouvent que leur vie quotidienne "n'est pas facile", selon une enquête CSA pour l'association Ni putes ni soumises.
« Dépassées »
Près de deux sur trois (65%) qui commencent le travail avant 8h30 le matin, 47% qui continuent après 19h30 pour un salaire qui ne permet qu'à 43% de boucler tout juste leur budget alors que 22% n'y parviennent absolument pas; 50% de ces femmes qui ont le sentiment d'être « un peu » secondées seulement par leurs conjoints ...
peu étonnant que 80% de ces mamans trouvent leur vie difficile et que 42 % d'entres elles se disent « dépassées » dans leurs relations avec leurs enfants.
Enfin pour celles qui possèdent un emploi, car les mères de ZUS sont plus souvent inactives que l'ensemble des mères (34 % contre 23 %). De plus, elles connaissent en général une plus grande précarité des situations de travail, 39% d'entre elles étant employées à temps partiel, contre 30 % des femmes actives occupées dans l'ensemble de la France. De même, si 71 % des mères salariées résidant en ZUS bénéficient d'un CDI, la dernière enquête emploi de l'Insee recensait plus de 85 % de femmes en CDI en 2006.
Ce qui n'empêche pas 59 % d'entres elles de désirer reprendre une activité professionnelle. Certes, il y bien les problèmes du faible niveau de formation, le manque de moyens de transport et d'informations quant aux possibilités d'aide et de soutien ou encore la réputation du quartier, mais pour la majorité des mères vivant en ZUS, ces obstacles ne semblent pas insurmontables. Même si seules 48% de ces femmes se disent optimistes pour le futur, contre 50% qui restent plus sceptiques...
Crédit photo: tendencies (Flickr)
Le sondage CSA/NPNS a été réalisé par téléphone les 21 et 22 avril 2008 auprès d'un échantillon national représentatif de 500 mères d'enfants de moins de 25 ans résidant en ZUS.
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