+ 5,2% en 2007 : Bachelot veut faire mieux pour booster l'automédication
250 médicaments officiellement en libre-service dans les 23 000 pharmacies du pays depuis le 1er juillet pour "améliorer la concurrence sur les médicaments à prix libres" : Roselyne Bachelot veut booster l'automédication.
Quelque 217 spécialités pharmaceutiques dont le Nurofen, l'Actifed, l'Activir, le Drill, l'Humex; 12 médicaments à base de plante et 19 médicaments homéopathiques... jusque là, rien de très révolutionnaire dans la liste publiée mardi au Journal Officiel, puisque ces produits étaient déjà vendus sans ordonnance et sont non remboursables par la sécurité sociale. Alors concrètement, il va changer quoi ce décret?
Responsabiliser
Tout d'abord, le gouvernement cherche à pousser les Français, compte tenu du déficit de la Sécu, à faire face à certaines "situations de soins bénignes" sans aller consulter un médecin. Leur permettre, au dire de la ministre de la Santé, de comparer les prix d'une officine à l'autre. Après les franchises médicales, l'automédication pour mieux responsabiliser les Français et les amener à se financer davantage...
Avec un chiffre d'affaires de 1,93 milliard d'euros, le marché de l'automédication a progressé de 5,2% entre 2006 et 2007, selon la Mutualité Française. Et si cela représente aujourd'hui 6,3% du marché des médicaments vendus en officine, c'est encore jugé trop faible. En 2006, l'automédication représentait comparativement 14% du marché du médicament en Allemagne et 15% en Espagne.
Inquiétude
Alors que le prix moyen par boîte de médicaments achetée en automédication est de 5 euros, les spécialistes, pharmaciens en tête, demeurent sceptiques. Leur crainte : devoir partager le marché avec les grandes surfaces. Et si Roselyne Bachelot a affirmé qu'il n'en serait rien, soulignant que "cette mesure [était] la meilleure façon de protéger les pharmaciens", l'inquiétude demeure. En avril dernier, les centres Leclerc avaient ainsi réclamé le droit pour la grande distribution de distribuer les produits comme le paracétamol.
Et puis, autre sujet de préoccupation des pharmaciens : la remise en cause de leur monopole sur la distribution de médicaments.
Après
les couacs du gouvernement sur le remboursement des médicaments dits de 'confort', un décret qui risque fort
de déchaîner l'opinion une fois encore.
Crédit photo : Medef (Flickr)
1 opinion-
rachmou, 04 juillet 2008 à 09:15
le faite de vendre les medicaments en libre service permet aux malades d'eviter de consulter un medecin.DANGER.









