1 tiers des Européens anticipent un crash boursier dans les 5 ans
Dans un contexte international de crise économique et financière lourde, l'inquiétude pointe et les esprits s'échauffent. D'après une étude de l'institut Harris Interactive, qui a fait un tour de table des cinq plus grands pays européens et de l'Amérique, la méfiance s'installe vis-à-vis d'un système bancaire aux reins jugés peu solides.
Vaches à lait
Parce qu'à l'heure actuelle, la perspective d’un effondrement financier sur les marchés économiques semble bien réelle. Les Français et les Allemands (respectivement 22% et 21% pensent que cela arrivera dans 3 à 5 ans) semblent particulièrement anxieux. Globalement, environ un tiers des répondants des différents pays prédisent même un crash dans les cinq prochaines années, là où seuls 10 à 20% des sondés semblent rester plus optimistes. On constate toutefois qu'une grande partie de l’opinion n’est pas en mesure de s’exprimer sur la question, traduisant ainsi "une absence de maîtrise du sujet ", souligne l'institut.
Autre point qui fâche : la plupart des personnes interrogées ont le sentiment d'être prises pour des «vaches à lait», des sources de revenus finalement peu respectées par leurs banques. Un phénomène commun aux six pays étudiés, même s’il est moins important aux Etats-Unis et en Allemagne.
Intervention de l’Etat
Résultat : la majorité
des sondés se déclare inquiète pour l’argent
placé en banque. Une attitude particulièrement marquée
en Espagne et en Italie, et qui devrait favoriser le recours aux
"valeurs refuge" (l’or par exemple), ajoute encore Harris
Interactive .
Pour faire face à la situation, les
opinions divergent significativement d’un pays à l’autre,
mais la tendance globale montre qu’une majorité est
favorable à un maintien ou à une croissance de
l’intervention de l’Etat dans les systèmes financiers et
bancaires. On note que cette opinion est particulièrement
marquée en Italie, puis dans une moindre mesure en Espagne et
en France. Les pays anglosaxons sont plus partagés, notamment
les Etats-Unis.
Se pose alors la question de la monnaie de
référence. Quelques années seulement après
sa création, l’euro semble, pour les six pays étudiés,
une monnaie rivalisant avec le dollar. Ainsi, les Italiens (48%),
mais plus fortement encore les Espagnols (61%) et les Allemands (59%)
considèrent l’euro comme la monnaie de référence. A l'inverse, les Français (47%), les
Américains (40%) et les Britanniques (32%) mentionnent d’abord
le dollar puis l’euro.
Enquête réalisée en ligne par Harris Interactive, en partenariat avec France 24 et l'International Herald Tribune, auprès d’un échantillon de 6 735 adultes (âgés de 16 à 64 ans) en France, Allemagne, Espagne, Grande-Bretagne et aux Etats-Unis, et d'adultes (âgés de 18 à 64 ans) en Italie, du 30 Avril au 14 Mai 2008.
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