70% des Français pour que le Président puisse s'exprimer devant le parlement
Adoptée sur le fil du rasoir le 21 juillet en fin d'après-midi par 539 voix contre 357, soit la majorité requise des 3/5es, la 24e révision de la Constitution est au cœur de toutes les polémiques. De la jubilation un brin ostentatoire de la majorité à la déconvenue affichée de l'opposition, le texte est loin de faire consensus. Pourtant, interrogés par l'Ifop sur quelques points de la réforme, les Français semblent voter pour. Semblent, dit-on, car seules quelques mesures ont été retenues par l'institut de sondage pour ce questionnaire.
Droite-gauche, même combat
Selon l'enquête réalisée pour Le Journal du Dimanche publiée le 20 juillet, ils seraient ainsi de 60 à 90%, selon les questions, sympathisants du Parti socialiste y compris, à juger favorablement les diverses propositions : Les Français seraient largement favorables à l'obligation pour le gouvernement d'obtenir l'accord du Parlement pour prolonger une opération militaire au delà de six mois (89%), à la limitation du nombre de mandats présidentiels à deux (86%), à la saisine du Conseil constitutionnel par les citoyens (86%), ou au référendum d'initiative populaire (86%). La suppression du droit de grâce présidentiel (amnistie) ferait en revanche moins recette même si elle est appuyée par 63% des Français. Des points dans l'ensemble approuvés aussi bien à droite qu'à gauche.
Seule exception à la règle : la question, très critiquée par la gauche, de la prise de parole du président de la République devant le Parlement. Bien qu'approuvée par une large majorité de Français (70%), la mesure est soutenue à 92 % dans les rangs de l'UMP contre 40% seulement chez les sympathisants PS .
Echo?
Bilan : le projet de modification des institutions semble trouver un écho chez les Français. On se permettra toutefois de d'observer qu'aucunes questions n'ont été posées sur les demandes d'ajouts au texte faites par l'opposition (Ex: l'introduction d'une dose de proportionnelle pour l'élection des députés, l'autorisation de voter pour les étrangers aux élections locales...), jamais intégrées. Rien non plus sur l'ensemble de la réforme, ou même la polémique en cours qui dénonce la "constitutionnalisation d'une forme de monocratie", voire la "présidentialisation du régime". Les réponses auraient peut être été un peu autres...
Sondage réalisé par "questionnaire auto-administré en ligne" le 18 juillet auprès d'un échantillon national représentatif de 1.009 personnes de 18 ans et plus (méthode des quotas). Notice détaillée disponible auprès de la commission nationale des sondages.
1 opinion-
gudule34070, 27 juillet 2008 à 05:35
NON le pouvoir exécutif ne dois pas interferrer sur le législatif, pas plus qu'il le doit le faire sur le Judiciaire ( je suis pour l'election d'un garde des sceaux, chef du judiciare par le suufrage universel des magistrats de France) totakelent indépendant des autres pouvoirs.
Donc le PRESIDENT de la REPUBLIQUE n'a rien à foutre chez celui de l'Assemblée, chef du Législatif.
Bien sur je suis pour la suppression du SENAT, et l'election au suffrage proportionnel intégral (1 siège pour 50 000 voix) des députés, renouvelables chaque année au 1/4 et en totalité la 5ème année...(première année du nouveau cycle).
Enfin je suis pour l'election d'un conseil de la communication, élu par l"ensemble des journalistes, et chargé de contrôler neutralite de l'ensemble des informations transmises par la voix du service public, et donc indépendant des 3 autres pouvoirs .
NON au DUCE tant haï Napoléone Benitto TSARKOZY , et de tout autres Président de l'exécutif, à la barre du Législatif !









