85% des jeunes se sentent concernés par les questions liées à l'environnement
Les question d'environnement sont devenues un enjeu politique majeur, y compris durant la campagne électorale. Les promesses semblent avoir été suivies d'effet, puisque depuis le 6 juillet, Jean Louis Borloo, ministre de l'écologie pilote le " Grenelle de l'environnement ", qui réunit
l'Etat et les représentants de la société
civile pour mettre en place un plan d'action en faveur de l'écologie,
du développement et de l'aménagement durable des
structures. Pourtant, les Français, et les jeunes en particulier, semblent encore sceptiques quant aux débouchés concrets de ce Grenelle.
Un « Grenelle » pour rien ?
Malgré une couverture médiatique abondante, seuls 64% des jeunes de 15 à 30 ans n'ont tout bonnement pas entendu parler du Grenelle en question. Parmi ceux qui en ont entendu parler, une majorité (64 %) pense que le bilan global de cette concertation est positif, même si les avis concernant l'efficacité des mesures adoptées sont mitigés. Ainsi, la réduction de 50% de l'usage des pesticides dans l'agriculture ou l'obligation pour les bâtiments publics de passer dans les cinq prochaines années en basse consommation d'énergie sont jugées efficaces par 87 % de ceux qui ont entendu parler du Grenelle, alors que l'objectif d'imposer 20 % de produits issus de l'agriculture biologiques dans les cantines n'est considéré comme efficace que par 43 % d'entre eux.
Une forte préoccupation
91% des jeunes se disent préoccupés par la dégradation de l'environnement, et 89% par le changement climatique. 44% des jeunes interrogés placent d'ailleurs les risques liés à ce dernier en tête de leurs préoccupations, suivis par les risques liés à la pollution des eaux (18%) et à la pollution atmosphérique dans les villes (15%).
La fin du Monde reste encore loin (3% seulement des sondés avouent y penser). Mais à moyen terme, les jeunes semblent conscients de l'impact des boulervsements que connait l'environnement sur leur quotidien : ils sont 37 % à penser que la dégradation de l'environnement et le changement climatique pourraient avoir un impact très important sur leur vie quotidienne d'ici 20 ans (contre 3% penchant pour un impact peu significatif).
Responsables
L'Etat et le gouvernement n'apparaissent comme étant les plus à même à protéger l'environnement qu'à 16% des sondés, les organismes internationaux tels que les Nations Unies ou l'Organisation Mondiale du Commerce qu'à 12 % d'entre eux 44% des jeunes ne manquent pas de préciser que c'est au citoyen lui-même d'agir. 89% d'entre eux disent avoir clairement intégré que « chacun par son comportement est responsable de son environnement ».
Dans l'optique de sauver leur planète, les jeunes se disent près à faire des efforts individuels, comme ne pas gaspiller l'eau, l'électricité, ou encore trier les bouteilles, journaux... Ils semblent prêt à faire encore plus d'efforts pour protéger leur environnement si on leur explique les bons gestes.
Qui pour sauver la planète ?
Quant à savoir qui est la personnalité qui incarnerait le mieux la défense
de l'environnement, c'est Nicolas Hulot qui arrive largement en tête
des suffrages, avec 56% des réponses exprimées. On retrouve également dans le trio de tête
Al Gore (prix Nobel de la paix 2007) et Yann Artus Bertrand, l'auteur
de « La Terre vue du Ciel ».
Echantillon de 808 personnes, représentatif de la population française âgée de 15 ans à 30 ans.
La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, statut professionnel) après stratificationpar région administrative. Mode de recueil : Les interviews ont eu lieu par questionnaire auto-administré en ligne.
Dates de terrain : du 8 au 12 novembre 2007.
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