81% des Géorgiens estimaient déjà en 2007 que les relations avec la Russie se dégradaient
Alors qu'un plan de paix vient mettre un terme aux hostilités qui embrasent le Caucase depuis le 7 août, dans la tête des Géorgiens, voilà bien longtemps que le conflit se prépare.
Tutelle
En mai 2007 déjà, indique l'institut de sondage Gallup, une large majorité de Géorgiens (81%) estimait que les relations avec le voisin russe, au plus mal depuis l'arrivée au pouvoir en Géorgie du président pro-occidental Mikheil Saakashvilii en 2003, s'étaient envenimées au cours des derniers mois. Et si plus de 65% d'entre eux jugeaient très sévèrement les actions de Moscou –accusée de vouloir affermir sa tutelle sur "l'étranger proche" qu'est la Géorgie -, les agissements des gouvernements ukrainiens et surtout américains, alliés de Saakashvilii dans sa lutte pour sortir de la sphère d'influence russe, trouvaient en revanche la faveur de respectivement 50% et 60% des Géorgiens.
Une perception des choses confirmée par l'évolution de la situation depuis l'engagement des hostilités : au lendemain des premières frappes russes, c'est effectivement vers Washington que la Géorgie s'est tournée en premier lieu pour trouver soutien et décourager la Russie d'aller plus loin. Des frappes d'ailleurs très vite condamnées tant par le vice président américain Dick Cheney que le président Bush, qui n'a pas eu de mots assez durs pour critiquer l'attitude de la Russie. "Toute notion que la Russie est un Etat responsable, prêt à intégrer les institutions internationales, politiques, diplomatiques et économiques, (...) cette réputation est en lambeaux", a ajouté récemment la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice.
Incertitudes
Mais à l'heure où la communauté internationale semble avoir difficultés à parler d'une seule voix, tiraillée entre ceux qui se veulent compréhensifs vis-à-vis de la Russie et ceux qui s'y refusent ; ceux qui comme le président Bush veulent "manifester leur solidarité avec la Géorgie" et ceux qui estiment au contraire qu'elle s'est "précipitée dans un piège grossier" tendu par la Russie, le futur du pays reste incertain.
Dans ce contexte, on constate toutefois que l'adhésion de la Géorgie à l'OTAN, très encouragée par les Etats-Unis, semble de plus en plus envisageable. La chancelière allemande Angela Merkel, pourtant longtemps réticente quant à l'entrée de cette ex-république soviétique dans l'Alliance atlantique, a ainsi assuré que "la Géorgie sera membre de l'Otan, si elle le veut". La question de son accès au MAP (Plan d'action), qui équivaut au statut de candidat officiel à l'adhésion, doit être réexaminée en décembre par les 26 pays de l'Otan.
Etude réalisée en Géorgie auprès de 602 adultes âgés de 15 ans et plus, entre avril et mai 2007.
1 opinion-
Gudule34070, 02 novembre 2008 à 02:02
euh.... à l'origine du conflit, ce sont bien les Géorgiens qui ont agressé la Russie non (poussé par les Yankees colonialistes) ? Qui a piloné l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud ?
Je ne comprends donc pas ce Post, qui met en accusation la Russie, qui n'a fait que se défendre et défendre ses alliés, les Etats Ossètes et Abkhazes... Si le Président de la Géorgie est un megalomane dangeureux pour son Pays, ce n'est pas la faute à Monsieur Poutine , Non ?
Je ne regrette qu'une chose, c'est que la Russie ne soit pas allée jusqu'au bout, en entrant dans la Capitale, et en destituant ce Tyran Géorgien à la solde des USA !









