69% des Français pensent que le mouvement dans l’Education nationale est justifié
Au lendemain de la manifestation qui a amené plus de 80 000 personnes à défiler dans Paris le 19 octobre pour protester contre les réductions de postes et les réformes dans l'éducation nationale, les Français apportent leur soutien au mouvement enseignant, selon une étude Ifop pour Dimanche Ouest France.
"La manifestation a été planifiée à dimanche, pas de problème de garde pour les parents"
Ainsi, 69% des Français sont d'avis que le mouvement dans l’Education nationale est justifié. Pour rappel, ils étaient 55% à soutenir un tel mouvement en mai 2003. Pour l'Ifop, les considérations politiques mises à part, "deux facteurs expliquent principalement cette bienveillance de l’opinion. D’une part, toutes les enquêtes ont montré que si bon nombre de réformes menées depuis l’élection de Nicolas Sarkozy étaient plus ou moins bien acceptées, la suppression de postes de fonctionnaires, et notamment dans l’Education nationale, suscite toujours un fort rejet". "D’autre part," explique encore l'institut, "cette manifestation a été planifiée à dimanche, ce qui n’engendrera pas de problème de garde pour les parents, et renforce donc l’adhésion à cette initiative".
Au palmarès des plus enthousiastes, on retrouve les sympathisants de gauche (86%) et du FN (91%), les jeunes (83% des personnes de moins de 35 ans), mais aussi les employés et les ouvriers (respectivement 81% et 83%), qui ont plus de sympathie pour le mouvement que les cadres (61%) ou les retraités (54%). On constate également que les personnes interrogées ayant des enfants scolarisés (74% des parents d’élèves de maternelle ou du primaire contre 66% des Français sans enfants scolarisés) soutiennent plus largement les revendications des enseignants que les autres.
Le soutien scolaire à l'école encouragé
Pour autant, les Français ne sont pas contre certaines propositions évoquées par l'Education nationale. On prend l'exemple de l’organisation d’un soutien scolaire à l’intérieur des établissements qui est aujourd'hui plébiscitée par les parents. Ils sont même 78 % à se prononcer en faveur d’une aide particulière pour leur enfant, sous forme de soutien individuel, de cours du soir ou de stages de remise à niveau pendant les vacances. Sans trop de surprise, les employés (84%) ou les ouvriers (83%) sont les premiers emballés. Et si les cadres sont moins favorables à la mesure (69%), le niveau d’adhésion reste néanmoins très important.
Concernant la suppression d'heures de cours dans la semaine, les parents d’élèves sont moins unanimes sur les mesures gouvernementales. En effet, pour la majorité (70%, dont 85% des cadres mais 55% des employés), leurs enfants en ont un nombre acceptable. Xavier Darcos, le Ministre de l’Education nationale, a pourtant supprimé deux heures par semaine aux écoliers. Ils ne sont que 12% à penser que ce quota est trop élevé, quand 18% pensent que les élèves devraient avoir davantage d’heures de cours.
Echantillon de 957 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de famille) après stratification par région et catégorie d’agglomération. Les interviews ont eu lieu par téléphone au domincile des personnes interrogées. Du 9 au 10 octobre 2008.
2 opinions-
CEDV, 23 octobre 2008 à 09:03
"les retraités (54%)"
Ceux là même qui ont voté en masse pour le nain bling-bling et qui s'autorisent à persister dans la bêtise après avoir JOUIS des trentes glorieuses, J'adore. -
carl, 21 octobre 2008 à 17:33
contraints à défiler un dimanche pour avoir des gens... à quoi le droit de grève en-est-il réduit...
Vie Quotidienne > pouvoir d'achat
des Français brident leurs achats pour faire face à la hausse des prix









