87% des Français sont choqués que l'enseignant ayant giflé un élève soit poursuivi en justice
L'affaire fait polémique. Que penser de l'histoire de cet enseignant d'un collège du Nord, poursuivi en justice pour avoir giflé un de ses élèves, après s'être fait insulter par celui-ci? Depuis lundi 27 janvier, date où le professeur a eu la main un peu leste, un débat sensible est à nouveau ouvert et polarise les esprits.
Ainsi, montre une enquête Opinionway-Le Figaro-LCI publiée le 8 février, 87% des Français se disent choqués par l'engagement de poursuites judiciaires à l'encontre de ce professeur de technologie âgé de 49 ans. Choqués, car pour beaucoup, "la sanction est trop lourde et démesurée" pour un dérapage jugé "léger". De plus, relève-t-on encore, "la charge des enseignants est trop pesante face aux élèves difficiles." D'autres estiment également qu' "il est du rôle d'un enseignant de donner une éducation aux enfants et de se faire respecter." En revanche, parmi les 13% des sondés que la sanction infligée à l'enseignant ne scandalise pas, on explique pèle-mêle que le professeur, dont "la réaction a été abusive", a outrepassé ses fonctions. "La violence n'est pas acceptable".
Responsabilité des enseignants
Des résultats significatifs qu'il convient toutefois de mesurer. En effet, on observe que les opinions sont nettement moins tranchées lorsqu'il s'agit de juger s'il est, dans l'absolu, acceptable qu'un enseignant gifle un élève. Question à laquelle 54% des personnes interrogées répondent à la négative contre 46% d'avis contraires. L'étude relève également un clivage droite-gauche d'importance dans les répartitions d'opinions: 56% des partisans de l'UMP estiment le principe de la 'gifle' acceptable contre 38% au sein de l'électorat PS.
L’affaire fait grand bruit dans les médias, car le débat, loin d'être anecdotique, rappelle les difficultés mais aussi les responsabilités inhérentes au métier d'enseignant. L'histoire illustre aussi la tendance à la judiciarisation des affaires de violences scolaires. Le quotidien Libération souligne à ce propos que la Fédération des autonomes de solidarité, qui assure les personnels de l’Education, a recensé, pour 2006-2007, 57 dossiers de professeurs accusés d’avoir frappé des élèves, sur 1 760 dossiers d’agressions, insultes, menaces d'enseignants, de chefs d’établissement et d’élèves.
Crédit photo: Polka Dot/Jupiterimages
Institut: Opinionway pour Le Figaro-LCI
Étude réalisée auprès d’un échantillon de 1016 personnes, représentatif de la population
française âgée de 18 ans et plus.
L’échantillon a été constitué selon la méthode des quotas, au regard des critères de sexe, d’âge, de
catégorie socioprofessionnelle et de région de résidence.
Mode d’interrogation: L’échantillon a été interrogé en ligne sur système Cawi (Computer Assisted
Web Interview).
les interviews ont été réalisées les 5 et 6 février 2008.
41 opinions-
stolen, 11 avril 2008 à 17:18
NON SEULEMENT LE GALOUPIO L'A PAS VOLEE MAIS EN PLUS LES PARENTS EN ONT MANQUEES!!!!! -
Jerem, 30 mars 2008 à 13:54
Je trouve honteux de sanctionner un adulte recadrant un enfant irrespectueux. Il a simplement fait ce que certains parents ne font pas assez: éduquer!!! -
rose, 29 mars 2008 à 14:05
A QUAND L'élève qui se targuera détenir un savoir supérieur à son enseignant ? -
vlagolo, 22 mars 2008 à 08:49
A-t-on engagé des poursuites contre l'élève pour insulte? Avec responsabilité civile des parents bien entendu... -
laurentdub, 21 mars 2008 à 12:43
une bonne taloche, ça ne fait jamais de mal, ça remet même les idées en place! -
JO.M/JIP, 16 mars 2008 à 08:35
Tout à fait d'accord, le maître a toujours raison, les parents auraient dû de la même façon en mettre une à leur môme. -
Claude/PAS, 13 mars 2008 à 07:25
Quand je disais à ma mère "le Maître m'a giflé"... elle m'en mettait une 2ème car, pour elle, le Maître avait tjours raison -
livianolwenn, 12 mars 2008 à 16:51
je ne suis pas choquee et je pense que c est plutot l eleve et ses parents qui devraient rendent des comptes -
michel/ le chauvel, 08 mars 2008 à 14:45
On n'a trop parlé du droit des enfants, et jamais de leur devoir, celui de respecter leur prof en est un, il ne faut pas s'étonner qu'ils se permettent de les insultés. -
julius 2, 05 mars 2008 à 16:30
"quels enfants allons nous laisser au monde" me semble plus juste que "quel monde allons-nous laisser à nos en fants"









