3% des revenus du travail réinvestis dans la prévention sanitaire : économie sur les retraites assurée
Bichonner les séniors, le pari gagnant à l'heure où la vieille Europe semble avoir bien des difficultés à gérer ses plus de 50 ans.
Economie
Et à en croire l'Enquête sur la santé, le vieillissement et la retraite en Europe (SHARE), ça pourrait vraiment valoir le coup. Pour preuve, les individus en bonne santé prendraient leur retraite deux ans plus tard que ceux ayant une mauvaise santé. Résultat : dépenser 3% des revenus du travail dans la prévention des problèmes de santé permettrait aux individus de rester actifs plus longtemps, donc d’économiser sur les retraites. Et on se demandait où était la solution ?
En effet précise le SHARE, "de bonnes conditions de travail encouragent un départ à la retraite plus tardif: La qualité de l’emploi au cours des années qui précèdent la retraite - que ce soit le niveau de contrôle que chacun a sur son travail ou la façon dont il juge ses efforts récompensés – varie considérablement au sein de l’Europe." Et la différence de conditions de travail, ça se traduit par davantage de problèmes de bien-être ou de dépression pour les moins bien lotis.
Barrer la retraite anticipée
Et puis, pour garder ses séniors au chaud plus longtemps, mieux vaut également éviter la retraite anticipée, qui "revient à se priver d’une large part de la force de travail", comme le souligne le SHARE. En effet, "les différents systèmes nationaux de protection sociale génèrent des comportements variés de participation au marché du travail ou de départ à la retraite." A méditer pour des pays comme l'Autriche et surtout la France, qui comptent un nombre particulièrement élevé de jeunes retraités.
Crédit photo : flickr/damienroue
Source :
http://www.share-project.org/
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