25% du budget des ménages les plus modestes passent dans le logement
Aujourd'hui, ça n'est plus l'alimentation mais bien le logement qui vient plomber le budget des Français. "le logement est devenu le poste qui différencie le plus nettement les ménages en fonction de leur revenu", analyse une récente enquête de l'Insee. Et pour preuve: les ménages les moins aisés passent en moyenne 25% de leurs dépenses dans leur logement, contre 11% pour les ménages les plus fortunés, indique l'Insee.
Un écart d'autant plus notoire qu'en 1979, le poids du logement était pratiquement identique pour toutes les catégories sociales, représentant environ 12% du budget des Français. S'il est resté stable pour les ménages les plus aisés, il a en revanche fortement augmenté pour les autres. Derrière ces chiffres, de multiples explications: Ainsi, on observe que la plupart des ménages les plus modestes "sont plus souvent locataires". C'est le cas de 48% des 20% de Français les plus pauvres, contre 18% pour les 20% les plus riches. "En outre, ils habitent à peu près autant que les autres en maisons individuelles, où les dépenses de chauffage et d'éclairage sont en moyenne deux fois plus élevées qu'en appartement." ajoute l'Insee.
Le logement pèse par ailleurs plus lourd chez les personnes seules (23% de leur consommation en 2006) et les familles monoparentales (21%) que chez les couples avec enfants (13%).
Les loisirs et la culture reflètent le mieux les écarts de revenus
Parallèlement, le poids de l'alimentation dans le budget des ménages, qui a beaucoup diminué, n'est plus aussi discriminant que par le passé, souligne l'Insee. En 1979, il représentait 35% du budget des 20% des ménages les plus modestes et 18% de celui des ménages les plus aisés, soit un écart de 17 points. "Le poids de l'alimentation est d'autant plus élevé que le niveau de vie du ménage est faible. Cette situation se vérifie dans tous les pays." Pourtant, aujourd'hui, l'écart n'est plus que de 4,3 points, avec une part de 17,2% du budget des plus modestes consacrée à l'alimentation contre 12,9% pour les plus riches. "La part de l'alimentaire ne peut plus être, comme autrefois, considérée comme un bon indicateur du niveau de vie d'un ménage", en conclut l'Insee.
Ainsi, ce sont les dépenses de loisirs et la culture qui,
après le logement, reflètent le mieux les écarts
de revenus. Ces dépenses représentent en effet 8% du
budget des ménages les plus modestes, contre 14% du budget des
plus aisés.
Le poste communication - téléphone
portable, Internet - a vu lui aussi sa répartition changer
profondément. Autrefois réservées aux plus
aisés, les dépenses en communication pèsent
aujourd'hui dans le budget de tous les ménages et en
particulier des plus modestes.
L'enquête utilise deux instruments de collecte qui sont : un questionnaire sous CAPI qui enregistre les revenus et les dépenses importantes ou régulières sur les derniers mois ainsi que les informations sociodémographiques et les caractéristiques du logement, et, un carnet auto-administré dans lequel les ménages notent toutes leurs dépenses durant 14 jours.
L'échantillon sélectionné pour cette enquête comporte environ 20 000 logements en France métropolitaine
1 opinion-
Emer B, 18 avril 2008 à 15:49
perso, c'est plus d'un 1/3 pour moi
Vie Quotidienne > consommation
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